1 - Acte Théophanique du Bâptème


                                                                       L'ACTE BAPTISMAL ET EVANGELIQUE CHRÉTIEN

                                                                                                                            - :- :- :- :-

Lors des lectures en loge des instructions ou des documents fondamentaux de notre Régime Écossais Rectifié (Codes de 1778, Code des Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte de 1778, Règle, Recès de Wilhelmsbad, Rituels de la Classe Symbolique et de l'Ordre Intérieur, il nous apparait de façon récurrente que notre Rite repose et prospère dans un Ordre Chrétien.

Il nous a semblé intéressant par cette analyse sincère comme un simple témoignage et rappel sur les fondements rectifiés, quel est le premier lien de grâce qui nous relie à la religion chrétienne nourrie de tous les confessions.

Cette explication ouverte à la compréhension de notre histoire anthropologique et ontologique, reprise dans tous les textes mais aussi dans le texte du Phénix Renaissant (page 19) écrit par notre Grand Maitre et Grand Prieur, je cite : « Comme il est connu, pour savoir où l'on va, il importe de savoir d'où l'on vient »

Il m'a semblé important et intéressant pour nos Frères qui m'ont questionné sur le sens de « l'Acte Chrétien du Baptême » et pourquoi il est répété et demandé dans plusieurs textes fondateurs du Régime Écossais Rectifié et quel est sa nature au sein du Haut et Saint ordre, de rapporter les textes qui nous guident. Vous pourrez lire en annexe, tous les textes relevés dans les documents fondamentaux du Régime Écossais Rectifié, à savoir : Les Code des Loges Réunies et Rectifiées de 1778, le Code des Chevaliers Bienfaisant de la Cité Sainte de 1778, la Règle en Neuf points, le Recès de Wilhelmsbad de 1782, les Rituels de la classe symbolique et le rituel des Écuyers Novices.

Si un doute pouvait subsister, il est annihilé par tous ces textes, et montre que le « Certificat de baptême » demandé à chaque profane chrétien universel qui frappe à la porte de notre rite n'est pas un simple document administratif ou civil comme l'est l'extrait du casier judiciaire. Et contrairement à la rumeur qui circule, le certificat de baptême n'était pas la carte d'identité avant Napoléon « Dans l'histoire de la société française, cet usage courant est cependant une invention tardive, et s'est lentement répandu, par des seuils successifs qu'il n'est pas aisé de repérer, depuis seulement deux ou trois cents ans. Le siècle qui court de la fin du règne de Louis XIV au Premier Empire a été ainsi le théâtre de transformations essentielles dans le régime de l'identification des individus. Jusqu'au Second Empire, les déplacements individuels hors du canton sont étroitement surveillés, notamment grâce au passeport interne et au livret d'ouvrier, qui permettent à la police de suivre les voyageurs et les migrants.

Ces éléments historiques nous confirment donc que la demande du Certificat baptistère était une volonté réfléchie et voulue par les fondateurs du Régime Ecossais Rectifié afin de recevoir dans son Régime des Hommes nés chrétien et baptisé selon l'Evangile.

Ce rappel important des textes qui constituent les fondements même de notre Haut et Saint Ordre, montrent combien le fait d'être Chrétien est indispensable à la compréhension de notre Doctrine, à sa vocation eucharistique. Et lorsque Willermoz écrit « Oui, l'Ordre est chrétien » ; il doit l'être, et il ne peut admettre dans son sein que des chrétiens ou des hommes bien disposés à le devenir de bonne foi, à profiter des conseils fraternels par lesquels il peut les conduire à ce terme. Ne remet nullement en question ce principe mais promet d'amener le Frère Chrétien par la Doctrine à comprendre la Foi, l'Espérance et la Charité qui ont été déposés dès sa création dans son Ame et que beaucoup pour des raisons multiples et recevables n'ont pas compris, n'ont pas fait prospérer, ou simplement n'ont pas entendus, n'ayant pas été instruit de ce qu'il représentait.

Le Régime Ecossais Rectifié dans la Bienfaisance qui le caractérise, propose d'ailleurs hors dogmatique ecclésiale un chemin reprenant l'origine de la création et né du christianisme primitif annoncé par le Christ Jésus, à savoir la « Voie Abélienne » ( voir phénix renaissant 2016) et à tous les Chrétiens de quelque confession qu'ils soient où se faisant baptisés avant d'entrer pour profiter de cette bienveillance afin de renouer le lien intangible qui le rattache au Père, au Fils et au Saint Esprit.

Le Fils que l'Eternel propose au monde qui est un Homme Dieu par sa conception virginale, traduit sa mission lorsqu'il vient quitter l'ancienne Alliance pour recevoir la Nouvelle Alliance par son Baptême sur les rives du Jourdain par Jean le Baptiste. C'est à ce moment-là, que le Verbe s'inscrit en lui afin que le Monde sache qu'il est le fils du Père et emplit du Saint Esprit.

De Galilée, Jésus vint trouver Jean au Jourdain pour y être plongé par lui. Jean refusa : Tu viens me voir pour être plongé dans le Jourdain, alors que c'est moi qui devrais l'être par toi !

L'Evangile de Matthieu (3, 13-17)

De Galilée, Jésus vint trouver Jean au Jourdain pour y être plongé par lui. Jean refusa : Tu viens me voir pour être plongé dans le Jourdain, alors que c'est moi qui devrais l'être par toi ! Mais Jésus : Ne résiste pas maintenant. Tout ce qui est juste doit avoir lieu. Faisons en sorte de l'accomplir. Alors Jean ne résista plus. Jésus est plongé dans l'eau. Aussitôt il en ressort. Les cieux s'ouvrent, il voit comme une colombe se poser sur lui : c'est le Souffle de Dieu. Des cieux, une voix se fait entendre : Celui-ci est mon fils, je l'aime. C'est en lui que j'ai trouvé toute ma joie.

L'Evangile de Luc (3, 21-22)

À ce moment, tout le peuple a été baptisé. Jésus aussi a été baptisé. Il priait quand le ciel s'est ouvert. Le souffle saint s'est présenté physiquement sous la forme d'une colombe, est descendu sur lui, et une voix est venue du ciel : Tu es mon fils, mon aimé, de toi je trouve ma joie.

L'Evangile de Marc (1, 9-11)

Le temps venu, Jésus vint de Nazareth, en Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Remontant de l'eau, il vit le ciel se déchirer. Le Souffle, comme une colombe, descendit sur lui. Et une voix, du ciel : Tu es mon fils, mon aimé, en toi est ma joie.

L'Evangile de Jean (1, 32-34)

Jean témoigne : "j'ai vu le Souffle divin descendre du ciel comme une colombe et se poser sur lui. Je ne le connaissais pas mais celui qui m'envoie baptiser par l'eau m'a dit : "l'homme sur qui tu verras le Souffle descendre et se poser, c'est lui qui baptise par le Souffle saint". J'ai vu, je suis témoin, il est le fils de Dieu".

La demande de l'Acte du Baptême envers le candidat est de sensibiliser l'Homme de torrent désemparé souvent, en disgrâce de sa propre confession, non pour le JUGER, cela n'est pas notre volonté ni notre mission, mais de lui faire prendre conscience que son Baptême qu'il ne veut pas renier mais que souvent il ne peut expliquer, est «l 'ACTE THEOPHANIQUE » qui lui est donné à sa naissance pour que le dépôt originel de sa double nature dont une temporelle et l'autre intemporelle le reconnaisse comme le Fils de Dieu et que les écritures nous disent lors de l'onction sainte du baptême « QUE DIEU LES ADOPTE POUR SES FILS ».

Ce n'est donc pas une erreur ou une stigmatisation mais une invitation que les trois premières questions mises devant le profane sont :

Première question: Quelle est votre croyance sur l'existence d'un Dieu créateur et principe unique de toute chose; sur la Providence et sur l'immortalité de l'âme humaine; et que pensez-vous de la religion chrétienne ?

Deuxième question: Quelle idée vous êtes-vous formée de la vertu considérée dans ses rapports avec Dieu et avec la religion, avec vous-même et avec vos semblables ?

Troisième question: Quelle est votre opinion sur les vrais besoins des hommes, et en quoi croyez- vous que vous puissiez leur être le plus utile ?

La proposition est claire, intangible, dénuée de toute perversion, HOMME que vient tu chercher ici ?

Si la Charité Chrétienne est une de nos vertus, c'est par celle-ci que nous agissons, c'est par amour de l'autre que nous nous interdisons de faire venir à nous des Hommes de Torrent qui ne veulent pas reconnaitre ou s'associer à notre Doctrine basée sur la Foi en Christ, de les entrainer dans un labyrinthe abscons où leur libre arbitre est foncièrement opposé.

C'est pourquoi nous confirmons que nous devons éclairer le candidat lors du 1er entretien, lui révéler les fondements de notre Doctrine reposant sur la sainte Trinité

« Au nom du Père, du Fils, du Saint Esprit qui sont trois en Un. »

Qui serions-nous pour oser tromper celui qui voit comme l'écrit Willermoz :

« La sagesse de celles qui dirigent l'Ordre Maçonnique, aussi respectable par son ancienneté que par son utilité, l'a fait triompher du temps et de ses adversaires, malgré les atteintes que lui ont portées quelques-uns de ses membres, soit par leurs vices personnels, soit par les abus multipliés, qu'ils ont tâché d'y introduire. S'il a perdu de son ancienne splendeur dans quelques contrées de l'Europe c'est à ces membres corrompus qu'il faut l'attribuer, le vulgaire ayant injustement rendu réversible sur le corps entier ce qui le scandalisait dans des individus, qui, malgré le beau nom dont ils se paraient étaient cependant tout à fait étrangers à l'Ordre Maçonnique. Mais les mêmes vertus, qui l'ont préservé, peuvent encore lui rendre toute la gloire, et même il n'a jamais cessé d'en jouir dans les lieux où la pratique de ces vertus a été la base de tous ses travaux. » Extrait introduction du Code de 1778.

De quel droit, et en vertu de quels pouvoirs, ferions-nous croire à l'Homme qui frappe et qui refuse la sainte trinité, qui dit haut et fort qu'il n'est pas baptisé où d'une religion opposée au Christianisme, comme nous le voyons en souffrance dans les obédiences apocryphes, que passé les trois premiers degrés, il lui sera demandé de prouver par son Acte de Baptême sa filiation chrétienne. On inviterait un « être » sur un chemin sans fondements pour lui demander ensuite de s'y prosterner, alors ce serait nous qui serions parjure à nos serments et engagements chrétiens et maçonniques.

Bien au contraire, notre mission dans l'humilité des connaissances acquises nous demande d'aider chaque homme de torrent emplie du désir de comprendre et dans la rigueur bienveillante de nos rituels et maximes afin de lui permettre de se réédifier progressivement afin qu'il s'instruise dans les désirs de son cœur.

Article premier. DEVOIRS ENVERS DIEU ET LA RELIGION.

1. TON premier hommage appartient à la divinité. Adore l'Etre plein de majesté qui créa l'univers par un acte de sa volonté, qui le conserve par un effet de son action continue, qui remplit ton cœur, mais que ton esprit borné ne peut concevoir, ni définir. Plains le triste délire de celui qui ferme ses yeux à la lumière et se promène dans les ténèbres épaisses du hasard : que ton cœur, attendri et reconnaissant des bienfaits paternels de ton Dieu, rejette avec mépris ces vains sophismes, qui prouvent la dégradation de l'esprit humain lorsqu'il s'éloigne de sa source. Elève souvent ton âme au-dessus des êtres matériels qui t'environnent et jette un regard plein de désir dans les régions supérieures, qui sont ton héritage et ta vraie patrie. Fais à ce dieu le sacrifice de ta volonté et de tes désirs, rends-toi digne de ses influences vivifiantes, remplis les lois qu'il voulut que tu accomplisses comme homme dans ta carrière terrestre. Plaire à ton Dieu, voilà ton bonheur; être réuni à jamais à Lui, voilà toute ton ambition, la boussole de tes actions.

2. MAIS comment oserais-tu soutenir ses regards, être fragile ! qui transgresse à chaque instant ses lois et offense sa sainteté, si sa bonté paternelle ne t'eût ménagé un Réparateur infini ? Abandonné aux égarements de ta raison, où trouverais-tu la certitude d'un avenir consolant ? Livré à la justice de ton Dieu, où serait ton refuge ? Rends donc grâce à ton Rédempteur ; prosterne-toi devant le Verbe incarné et bénis la Providence qui te fit naître parmi les chrétiens. Professe en tous lieux la divine Religion de Christ et ne rougis jamais de lui appartenir. L'Evangile est la base de nos obligations ; si tu n'y croyais pas, tu cesserais d'être maçon. Annonce dans toutes les actions une piété éclairée et active, sans hypocrisie, sans fanatisme ; le Christianisme ne se borne pas à des vérités de spéculation : pratique tous les devoirs moraux qu'il enseigne et tu seras heureux; tes contemporains te béniront et tu paraîtras sans trouble devant le trône de l'Eternel.

3. SURTOUT, pénètre-toi de ce principe de charité et d'amour, base de cette sainte religion : plains l'erreur sans la haïr et sans la persécuter ; laisse à Dieu seul le soin de juger, et contente-toi d'aimer et de tolérer. Maçons ! Enfants d'un même Dieu, réunis par une croyance commune entre notre divin Sauveur, que ce lien d'amour nous unisse étroitement et fasse disparaître tout préjugé contraire à notre concorde fraternelle.

Article VIII. - DEVOIRS ENVERS LES FRÈRES.

1. DANS la foule immense des êtres dont cet univers est peuplé, tu as choisi, par un vœu libre, les maçons pour tes frères. N'oublie donc jamais que tout maçon, de quelque communion chrétienne, pays ou condition qu'il soit, en te présentant sa main droite, symbole de la franchise fraternelle, a des droits sacrés sur ton assistance et sur ton amitié. Fidèle au vœu de la nature, qui fut l'égalité, le maçon rétablit dans ses temples les droits originaires de la famille humaine ; il ne sacrifie jamais aux préjugés populaires et le niveau sacré assimile ici tous les états. Respecte dans la société civile les distances établies ou tolérées par la Providence souvent l'orgueil les imagina ; il y en aurait à les fonder et à vouloir les méconnaître. Mais garde-toi, surtout, d'établir parmi nous des distinctions factices que nous désavouons ; laisse tes dignités et tes décorations profanes à la porte et n'entre qu'avec l'escorte de tes vertus. Quel que soit ton rang dans le monde, cède le pas dans nos Loges au plus vertueux, au plus éclairé.

2. NE rougis jamais en public d'un homme obscur, mais honnête que dans nos asiles tu embrassas comme frère quelques instants auparavant ; l'Ordre rougirait de toi à son tour et te renverrai, avec ton orgueil, pour l'étaler sur les théâtres profanes du monde. SI ton frère est en danger, vole à son secours et ne crains pas d'exposer pour lui ta vie.

S'il est dans le besoin, verse sur lui tes trésors et réjouis-toi d'en pouvoir faire un emploi aussi satisfaisant; tu as juré d'exercer la bienfaisance envers les hommes en général, tu la dois de préférence à ton frère qui gémit. S'il est dans l'erreur et qu'il s'égare, viens à lui avec les lumières du sentiment, de la raison, de la persuasion. Ramène à la vertu des êtres qui chancellent, et relève ceux qui sont tombés.

3. SI ton cœur ulcéré par des offenses vraies ou imaginaires nourrissait quelque inimitié secrète contre un de tes frères, dissipe à l'instant le nuage qui s'élève ; appelle à ton secours quelque arbitre désintéressé ; réclame sa médiation fraternelle ; mais ne passe jamais le seuil du temple avant d'avoir déposé tout sentiment de haine et de vengeance. Tu invoquerais en vain le nom de l'Eternel, pour qu'il daignât habiter dans nos temples, s'ils ne sont purifiés par les vertus des frères et sanctifiés par leur concorde.

Voilà mes Biens Aimés Frères dans la Foi, l'Espérance et la Charité, la 1ère vertu que nous devons chérir, réveillez en nous, être chrétien dans l'accomplissement de son Acte de Baptême, homme libre de ces choix, bienveillant et compatissant envers les autres.

Alors cet exposé n'est pas pour convaincre ce que serait la véritable nature du Chrétien universel qui serait opposé à cet humble rappel et explication, combien dans la Justice et la Clémence nous devons œuvrer pour fortifier ces vertus théologales de chacun d'entre nous et aider le plus faible est aussi une preuve de notre eucharistie.

Je prie pour que ces réflexions bienveillantes et sincères donnent envie à chacun d'entre vous de se plonger dans cette « Grâce Baptismale » ou de la réveiller en lui afin de magnifier au quotidien les actes dont nous sommes responsables et de nous accepter comme Enfant de l'Eternel et Frère du Christ Rédempteur et sauveur.

Ce qui me semblait important de témoigner après les fêtes de Pâques et la résurrection de notre divin réparateur.

                                                                                 ANNEXES DE NOTRE REGIME

1/ Code des Loge Réunies et Rectifiées (1778)

CHAPITRE X - Des Grades Maçonniques : Aucun profane ne peut être reçu Franc Maçon s'il ne professe la religion chrétienne, s'il n'a pas l'âge de vingt et un ans, à moins qu'il soit fils de Maçon, ou muni de dispenses, et s'il n'est né de parents libres.

2/ Recès du Convent de Wilhelmsbad (1782)

CHAPITRE XI : Pour assurer le bon ordre dans nos Loges et en voir épurer de plus en plus la composition, nous avons dès actuellement fixé quelques principes, qui doivent entrer dans le nouveau code. Nous établissons donc les Loges Ecossaises composées des Ecossais de l'arrondissement et présidées par le Commandeur de maison Député Maître, comme Inspectrice et première instance des Loges bleues ou symboliques; n'accordant aux Ecossais d'autre prérogative en Loge bleue que celle des Maîtres, à moins qu'ils soient officiers de la Loge lesquels formeront un Comité à la demande des Vénérables pour préparer les affaires à délibérer par devant les Loges. Fixons dorénavant le nombre essentiel de ceux-ci à sept, savoir le Vénérable, les deux Surveillants, l'Orateur, le Secrétaire, le Trésorier et Eléémosynaire, auxquels chaque Loge pourra adjoindre un Maître des Cérémonies et un Économe ; enjoignons aux Loge de ne recevoir aucun Candidat au-dessous de 21 ans accomplis, et prouvé par extrait baptistaire.

3/ Extrait du Rituel Rectifié du 4ème grade (1810)

L'Ordre et la Religion Chrétienne : L'Ordre, mon cher Frère, est essentiellement tolérant et ne veut que des déclarations libres. Il considère comme frères tous les Maçons qui portent le nom de chrétien et qui ne le déshonorent pas, à quelque communion chrétienne qu'ils appartiennent.

Mais en même temps vous avez été prévenu qu'il viendrait un moment où vous seriez tenu de vous expliquer nettement, précisément, et de faire connaître sans détour, sans ambiguïté, vos véritables opinions religieuses, et on ne vous a pas dissimulé que vos progrès ultérieurs dépendraient toujours de leur conformité avec celles de l'Ordre.

Car il est évident que l'admission d'hommes, tant recommandables soient-ils d'ailleurs, mais qui ne peuvent donner pour la validité de leurs engagements dans l'Ordre la seule garantie qu'il exige partout depuis un temps immémorial, serait une contradiction inconcevable dans ses principes et sa doctrine ; ils vous expliquent assez pourquoi elles rejettent pareillement de leur sein ceux qui se mentent habituellement à eux-mêmes et à leurs Frères, en déclarant ici qu'ils professent une religion à laquelle ils se glorifient ailleurs de ne pas croire. Ce qu'ils vous ont dit alors privément, nous vous le disons aujourd'hui tout haut et sans mystère, parce que le moment est venu de le dire. Oui, l'Ordre est chrétien ; il doit l'être, et il ne peut admettre dans son sein que des chrétiens ou des hommes bien disposés à le devenir de bonne foi, à profiter des conseils fraternels par lesquels il peut les conduire à ce terme.

4/ Extrait du Rituel de l'Ecuyer Novice

PREMIERE PARTIE CHAPITRE PREMIER : Formalités à observer pour l'admission d'un Maître Écossais au Grade d'Écuyer Novice : Le Député Maître complètera cette demande et établira le certificat de la Loge Écossaise du Régime Rectifié (CGN1mVoo). Puis à ces deux documents', il joindra la fiche de renseignement (CGN1413V15), [l'extrait baptistaire] qui formeront le dossier qu'il remet au Chancelier de la Préfecture pour suite à donner.