15 - LA COMPASSION

Je voudrais vous dire mes biens aimés Frères combien votre présence parmi nous est importante car chaque Frère dont l'intime conviction est d'aimer Dieu, son Fils le Christ et son message évangélique, vient y chercher aussi du réconfort et de la compassion.

Personne ici ne peut dire qu'il n'a pas pêché, mais chaque pêché expié est une victoire sur le mal et la faiblesse qu'il a provoquée dans chacun d'entre nous.

Je voudrais vous donner et corriger si nécessaire cette impression que parfois nous donnons ou exprimons au bénéfice du respect par la Doctrine du Rectifié de la Confession intime de chacun de nous.

On ne peut pas venir dans le Temple de Jérusalem réglé des comptes ou réclamer quelques reconnaissances, car Dieu nous fait à son image et ressemblance et elle est pure amour.

Et je peux vous assurer ici que la Haute et Sainte Doctrine du Rectifié est un médicament précieux qui nettoie toutes les blessures si nous savons humblement la réclamer et la pratiquer.

Chaque Vénérable Maitre de la loge de saint jean et tous les dignitaires qui sont au- dessus ne font que partager leur compréhension de la Foi, de l'Espérance et de la Charité chrétienne sans aucun dogmatisme mais comme une ouverture à l'esprit de chacun sans pour autant leur demander de renier qui que ce soit ou quoi que ce soit.

Dieu nous a offert un libre arbitre par l'émancipation spirituelle dont il nous a dotée et personne ne peut modifier cela comme personne ne peut modifier la création.

Et chacun doit accepter ce partage dans la Tempérance évangélique que son grade l'instruit comme certains l'écrivent afin de devenir un homme meilleur. Il est naturel que tous réunis nous soyons en parfait accord ou parfois en parfait désaccord sur la réflexion proposée et il faut la prendre comme une ouverture à l'étude, à la contradiction débattue depuis la naissance, la mort et la résurrection du Christ.

Entre nous, fils de Dieu et frère du Christ, il n'y aucune différence selon la création, il y a seulement des points de vues différents et nécessaire pour que la respiration spirituelle s'inscrit dans notre cheminement.

Et chacun d'entre nous peut parler de Réintégration divine où de la Résurrection consommée par celle du Christ Jésus.

Chaque frère dont la décision est de quitter notre Ordre ne peut que nous attrister et nous peiner mais nous devons l'accepter.

Mais c'est en Homme Libre que nous nous présentons à la porte de la Chambre de préparation et confirmons de fait notre volonté de devenir Franc Maçon Écossais Rectifié et par là même relevant du Christianisme Primitif donc Chrétien par la naissance ou désirant le devenir. Nul ne peut clamer après les entretiens avec celui qui deviendra son parrain s'il est accepté, après la rencontre avec le Vénérable Maître en son domicile en présence de sa compagne ou son épouse, des documents signés ou reçus, des entretiens avec les Frères Enquêteurs pour éprouver le candidat et pour finir le rappel incessant pendant toute la cérémonie que chacun d'entre nous a eu la libre capacité de se retirer tant que sa main droite ne fut pas posée sur l'Évangile de Jean et le Verbe incarné par l'Épée. Alors chaque Chef d'ordre, doit dans la mesure de ces capacités de repréciser le sens de notre Quête initiatique dans le Christianisme Transcendant et de rappeler le sens sacré de notre Engagement Maçonnique Rectifié et ce n'est pas un hasard si dès le grade de 'apprenti, nous entrons dans la voie rectifiée comme des souffrants.

Vous ne connaissez pas sans doute cette lettre de Willermoz de 1807, où il aborde directement la question, elle mérite d'être rappelée tant elle nous fournit des lumières importantes sur la manière de nous conduire avec la doctrine ; Voici les réflexions de notre fondateur concernant la doctrine de l'Ordre ; il ne faut pas la lire au premier degré profane mais dans l'esprit de Saint Augustin ou celui de Saint Bonaventure où de Saint Paul.

« Elle est inutile et très inutile à un grand nombre. Elle a des dangers pour quelques-uns. Elle est utile à beaucoup, et pour quelques autres elle est nécessaire et très nécessaire.

Je reprends ces quatre distinctions qu'il importe que vous saisissiez bien :

1°) Elle est inutile à la multitude de ces hommes bons, simples, privilégiés dont toute la science est dans leur cœur, qui ont le bonheur de croire religieusement et sans examen tout ce qu'il est nécessaire qu'ils croient pour leur tranquillité et leur bonheur présent et futur, et de le croire de cette foi implicite que l'on nomme vulgairement la foi du charbonnier ; pour ceux-là la profession de foi des chevaliers suffit absolument. Ce serait sans aucun profit pour eux qu'on leur présenterait d'autres objets qui ne pourraient que fatiguer ou exalter leur imagination et troubler leur jouissance actuelle, d'autant plus que pour l'ordinaire, l'intelligence de ceux-là n'est ni bien active, ni bien pénétrante.

2°) Elle peut avoir des dangers pour ceux qui, soit par l'effet de leur éducation religieuse, ou par leur disposition naturelle, se sont fait un devoir d'étouffer leur propre raison pour adopter aveuglement toutes les prétentions, opinions et décisions, ultra mondaines, et par conséquent l'esprit d'intolérance qui les a toujours accompagné[es] au grand préjudice de la Religion qui a tant souffert et qui souffre encore tant de ces fatales entreprises suggérées par l'esprit d'orgueil, d'ambition, de domination et du plus sordide intérêt. Pour ceux qui veulent exiger pour des décisions humaines, souvent intéressées, variables et de simple discipline momentanée, le même degré de foi absolue qui est due essentiellement aux dogmes fondamentaux de la religion, établis par Jésus-Christ et ses Apôtres, constamment professés, soutenus et confirmés par l'Église universelle dans ses Conciles généraux. Pour ceux qui, prenant textuellement et à la lettre tous les mots et expressions qui sont employés dans la Genèse et plusieurs autres Livres saints, sans chercher à pénétrer jusqu'à l'Esprit qui est voilé sous la lettre, sont toujours prêts à se scandaliser de toute interprétation ou explication qui ne s'accorderait pas parfaitement avec le sens particulier qu'ils y attachent. Ce serait les exposer sans fruit à un travail aussi ingrat qu'il leur serait pénible, d'autant plus que quand ces idées se sont une fois assises dans l'intelligence humaine, elles en sortent rarement et je crains fort qu'il y en ait plus d'un de cette classe parmi vos frères Chevaliers.

3°) Elle est bien utile au grand nombre de ceux qui croient, mais faiblement les vérités fondamentales de la Religion chrétienne, qui sentent un besoin intérieur de croire plus fermement, mais qu'à défaut de connaître la vraie nature originelle de l'homme, sa destination primitive dans l'Univers créé, le genre de sa prévarication, sa chute, sa dégradation et les terribles effets qu'elle a produits dans la Nature, ne trouvent point en eux ni hors d'eux d'appuis assez solides pour fixer invariablement leur croyance, désirent plus de croire qu'ils ne croient en effet, et voient écouter [sic pour écouler] leur vie dans le trouble et les anxiétés d'une pénible incertitude. Pour ceux-là, il faut en convenir, elle est d'un grand secours, puisqu'elle leur rend le calme et la foi qu'ils désirent.

4°) Enfin l'initiation est non seulement utile, mais très nécessaire à cette classe d'hommes de bonne foi, bien plus nombreuse qu'on ne pense, qui croient fermement à l'existence d'un Dieu créateur de toute[s] chose[s], bon, juste, qui punit et récompense ; mais qui à défaut d'avoir des connaissances suffisantes sur les points de doctrine primitive déjà cités dans l'article précédent, on peine à concevoir la divinité de Jésus-Christ et encore plus la nécessité de la rédemption par l'Incarnation d'un Dieu fait homme. A ces hommes méditatifs pour qui les démonstrations théologiques les plus usitées, présentées ordinairement comme des preuves irrésistibles, mais qui sont si souvent combattues, ne sont pas des preuves suffisantes ; pour qui enfin tous les lieux communs qui retentissent habituellement dans les chaires sont insuffisants pour leur conviction. Oui, c'est à ceux-là qu'elle est très nécessaire, et auxquels elle doit être spécialement destinée. Je ne puis en douter, ayant été souvent témoin de ses heureux résultats, car ces hommes de bonne foi, une fois convaincus et repliés sur eux-mêmes par la force des conséquences immédiates des points de doctrine qui leur étaient présentés ont fait éclater leur changement par des larmes d'amour et de reconnaissance envers celui qu'ils avaient eu jusques là le malheur de méconnaître, et sont devenus dès lors jusques à leur fin des colonnes inébranlables de la Foi chrétienne. »

Lettre de Jean-Baptiste Willermoz, cotée 173, intitulée : « Article Secret annexé à ma lettre du 1er septembre 1807 »

Ces considérations si pertinentes dans notre direction de l'Ordre, se poursuivent ainsi : « Voilà pourquoi l'Ordre exige pour les hauts grades une croyance absolue en l'Unité de Dieu, l'Immortalité de l'âme humaine et l'exige moins absolue pour la personne divine de Jésus-Christ et on voit que même dans la profession de foi des Chevaliers comme dans plusieurs autres actes relatifs, il se montre plus indulgent à cet égard et se contente presque d'une bonne et ferme volonté de croire aux vérités qui lui sont montrées nécessaires. C'est parce qu'il sait qu'il a des moyens particuliers d'amener à cette croyance et de convaincre de cette importante vérité les hommes de bonne foi.

Voilà pourquoi aussi il exige de tous ses membres une tolérance universelle dont il fait un principe et un devoir absolu à tous : et en cela il imite l'exemple de celui qui a dit :

« je ne suis pas venu dans ce monde pour les hommes qui se portent bien, mais j'y suis venu pour soulager et guérir ceux qui sont malades » - et comme Jésus-Christ au milieu de cette foule de malades ne rejeta hors de lui ni les ignorants, ni les savants, ni les pharisiens, ni les publicains, et les accueillit tous avec la même bonté, faut-il s'étonner que l'Ordre à son exemple accueille dans son sein avec la même charité tous les chrétiens bien disposés, quoique divisés d'opinions et formant des sectes différentes sur des points de doctrine plus ou moins importants.

Après les avoir amenés par l'Instruction à la croyance religieuse fondamentale et nécessaire, il laisse à la grâce divine le soin d'opérer en eux les changements intérieurs ou extérieurs qu'elle juge nécessaire au dessein de sa providence. L'Ordre s'interdit de juger et encore plus de condamner aucun de ceux qui restent fermement attachés aux vrais principes et abandonne le jugement à celui qui peut seul juger dans la vérité les pensées et les intentions des hommes. »

Ces dernières lignes, sont un vrai motif de méditation pour nous : « Après les avoir amenés par l'Instruction à la croyance religieuse fondamentale et nécessaire, il laisse à la grâce divine le soin d'opérer en eux les changements intérieurs ou extérieurs qu'elle juge nécessaire au dessein de sa providence... »

Il me semble, qu'on ne peut aller plus loin, sous peine d'enfreindre les limites que nous impose le respect des consciences, et du cheminement silencieux qui s'y opère intérieurement...Il nous reste, outre la bienveillance à l'égard de nos Frères qui sont encore en travail et interrogatifs sur les points essentiels de la doctrine, la prière à leur intention afin que puisse s'y révéler la « Lumière » de l'Esprit.

Voilà MBAFS ce que je voulais partager avec vous dans l'intimité de notre Foi en Dieu et que ce texte qui est proposé dans l'Ordre Intérieur vous confirme combien notre Foi, notre Espérance, notre Charité a toute sa place dans la Doctrine du Régime Écossais Rectifié et aucune maladresse humaine ou écart de langage ne peut s'y soustraire en esprit et vérité.

Alors, essayons de rassembler tous nos Frères et leur affirmer que la Classe symbolique est le laboratoire maçonnique mise à la disposition des hommes de torrent qui nous rejoignent et que la classe intérieure accueille et chérit tous les Frères de l'évangile dans l'amour du Christ.

Et je porte à votre attention un des canons de l'Église apostolique :

PREMIÈRE PARTIE - LA PROFESSION DE LA FOI

DEUXIÈME SECTION - LA PROFESSION DE LA FOI CHRÉTIENNE

CHAPITRE PREMIER - JE CROIS EN DIEU LE PERE

Article 1 " JE CROIS EN DIEU LE PERE TOUT-PUISSANT CREATEUR DU CIEL ET DE LA TERRE "

Paragraphe 6. - L'HOMME

355- " Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa " (Gn 1, 27). L'homme tient une place unique dans la création : il est " à l'image de Dieu " (I) ; dans sa propre nature il unit le monde spirituel et le monde matériel (II) ; il est créé " homme et femme " (III) ; Dieu l'a établi dans son amitié (IV).

I. " A l'image de Dieu "

356- De toutes les créatures visibles, seul l'homme est " capable de connaître et d'aimer son Créateur " (GS 12, § 3) ; il est " la seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même " (GS 24, § 3) ; lui seul est appelé à partager, par la connaissance et l'amour, la vie de Dieu. C'est à cette fin qu'il a été créé, et c'est là la raison fondamentale de sa dignité :

Quelle raison T'a fait constituer l'homme en si grande dignité ? L'amour inestimable par lequel Tu as regardé en Toi-même Ta créature, et Tu T'es épris d'elle ; car c'est par amour que Tu l'as créée, c'est par amour que Tu lui as donné un être capable de goûter Ton Bien éternel (Ste. Catherine de Sienne, dial. 4, 13 : ed. G. Cavallini [Roma 1995] p. 43).

357 -Parce qu'il est à l'image de Dieu l'individu humain à la dignité de personne : il n'est pas seulement quelque chose, mais quelqu'un. Il est capable de se connaître, de se posséder et de librement se donner et entrer en communion avec d'autres personnes, et il est appelé, par grâce, à une alliance avec son Créateur, à lui offrir une réponse de foi et d'amour que nul autre ne peut donner à sa place.

358 - Dieu a tout créé pour l'homme (cf. GS 12, § 1 ; 24, § 3 ; 39, § 1), mais l'homme a été créé pour servir et aimer Dieu et pour lui offrir toute la création :

Quel est donc l'être qui va venir à l'existence entouré d'une telle considération ? C'est l'homme, grande et admirable figure vivante, plus précieux aux yeux de Dieu que la création toute entière : c'est l'homme, c'est pour lui qu'existent le ciel et la terre et la mer et la totalité de la création, et c'est à son salut que Dieu a attaché tant d'importance qu'il n'a même pas épargné son Fils unique pour lui. Car Dieu n'a pas eu de cesse de tout mettre en œuvre pour faire monter l'homme jusqu'à lui et le faire asseoir à sa droite (S. Jean Chrysostome, serm. in Gen. 2, 1 : PG 54, 587D-588A).

359 - " En réalité, c'est seulement dans le mystère du Verbe incarné que s'éclaire véritablement le mystère de l'homme " (GS 22, § 1) :

Saint Paul nous apprend que deux hommes sont à l'origine du genre humain : Adam et le Christ ... Le premier Adam, dit-il, a été créé comme un être humain qui a reçu la vie ; le dernier est un être spirituel qui donne la vie. Le premier a été créé par le dernier, de qui il a reçu l'âme qui le fait vivre ... Le second Adam a établi son image dans le premier Adam alors qu'il le modelait. De là vient qu'il en a endossé le rôle et reçu le nom, afin de ne pas laisser perdre ce qu'il avait fait à son image. Premier Adam, dernier Adam : le premier a commencé, le dernier ne finira pas. Car le dernier est véritablement le premier, comme il l'a dit lui-même : " Je suis le Premier et le Dernier " (S. Pierre Chrysologue, serm. 117, 1-2 : PL 52, 520B).

360 - Grâce à la communauté d'origine le genre humain forme une unité. Car Dieu " a fait sortir d'une souche unique toute la descendance des hommes " (Ac 17, 26 ; cf. Tb 8, 6) :

Merveilleuse vision qui nous fait contempler le genre humain dans l'unité de son origine en Dieu (...) ; dans l'unité de sa nature, composée pareillement chez tous d'un corps matériel et d'une âme spirituelle ; dans l'unité de sa fin immédiate et de sa mission dans le monde ; dans l'unité de son habitation : la terre, des biens de laquelle tous les hommes, par droit de nature, peuvent user pour soutenir et développer la vie ; unité de sa fin surnaturelle : Dieu même, à qui tous doivent tendre ; dans l'unité des moyens pour atteindre cette fin ; (...) dans l'unité de son rachat opéré pour tous par le Christ (Pie XII, enc. " Summi pontificatus "; cf. NA 1).

361- " Cette loi de solidarité humaine et de charité " (Ibid.), sans exclure la riche variété des personnes, des cultures et des peuples, nous assure que tous les hommes sont vraiment frères.

II. " Un de corps et d'âme "

362- La personne humaine, créée à l'image de Dieu, est un être à la fois corporel et spirituel. Le récit biblique exprime cette réalité avec un langage symbolique, lorsqu'il affirme que " Dieu modela l'homme avec la glaise du sol ; il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant " (Gn 2, 7). L'homme tout entier est donc voulu par Dieu.

363 - Souvent, le terme âme désigne dans l'Écriture Sainte la vie humaine (cf. Mt 16, 25-26 ; Jn 15, 13) ou toute la personne humaine (cf. Ac 2, 41). Mais il désigne aussi ce qu'il y a de plus intime en l'homme (cf. Mt 26, 38 ; Jn 12, 27) et de plus grande valeur

en lui (cf. Mt 10, 28 ; 2 M 6, 30), ce par quoi il est plus particulièrement image de Dieu : " âme " signifie le principe spirituel en l'homme.

364 - Le corps de l'homme participe à la dignité de l'image de Dieu : il est corps humain précisément parce qu'il est animé par l'âme spirituelle, et c'est la personne humaine toute entière qui est destinée à devenir, dans le Corps du Christ, le Temple de l'Esprit (cf. 1 Co 6, 19-20 ; 15, 44-45) :

Corps et âme, mais vraiment un, l'homme, dans sa condition corporelle, rassemble en lui-même les éléments du monde matériel qui trouvent ainsi, en lui, leur sommet, et peuvent librement louer leur Créateur. Il est donc interdit à l'homme de dédaigner la vie corporelle. Mais au contraire il doit estimer et respecter son corps qui a été créé par Dieu et qui doit ressusciter au dernier jour (GS 14, § 1).

365 - L'unité de l'âme et du corps est si profonde que l'on doit considérer l'âme comme la " forme " du corps (cf. Cc. Vienne en 1312 : DS 902) ; c'est-à-dire, c'est grâce à l'âme spirituelle que le corps constitué de matière est un corps humain et vivant ; l'esprit et la matière, dans l'homme, ne sont pas deux natures unies, mais leur union forme une unique nature.

366 -L'Église enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu (cf. Pie XII, enc. " Humani generis ", 1950 : DS 3896 ; SPF 8) - elle n'est pas " produite " par les parents - ; elle nous apprend aussi qu'elle est immortelle (cf. Cc. Latran V en 1513 : DS 1440) : elle ne périt pas lors de sa séparation du corps dans la mort, et s'unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale.

367 - Parfois il se trouve que l'âme soit distinguée de l'esprit. Ainsi S. Paul prie pour que notre " être tout entier, l'esprit, l'âme et le corps " soit gardé sans reproche à l'Avènement du Seigneur (1 Th 5, 23). L'Église enseigne que cette distinction n'introduit pas une dualité dans l'âme (Cc. Constantinople IV en 870 : DS 657). " Esprit " signifie que l'homme est ordonné dès sa création à sa fin surnaturelle (Cc. Vatican I : DS 3005 ; cf. GS 22, § 5), et que son âme est capable d'être surélevée gratuitement à la communion avec Dieu (cf. Pie XII, Enc. " Humani generis ", 1950 : DS 3891).

368 - La tradition spirituelle de l'Église insiste aussi sur le cœur, au sens biblique de " fond de l'être " (Jr 31, 33) où la personne se décide ou non pour Dieu (cf. Dt 6, 5 ; 29, 3 ; Is 29, 13 ; Ez 36, 26 ; Mt 6, 21 ; Lc 8, 15 ; Rm 5, 5).

Si nous avons une lecture et une réflexion attentive, nous pouvons interpréter dans les canons de l'église romaine, l'Homme-Dieu est fait de deux natures, la nature humaine et la nature spirituelle.

L'Église enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu (cf. Pie XII, enc. " Humani generis ", 1950 : DS 3896 ; SPF 8) - elle n'est pas " produite " par les parents - ; elle nous apprend aussi qu'elle est immortelle (cf. Cc. Latran V en 1513 : DS 1440

Que la résurrection de la chair n'est pas explicite, puisqu'il est écrit que l'âme ne périt pas lors de sa séparation avec le corps dans la mort, et s'unira de nouveau au corps de gloire dans la résurrection, car le Christ ressuscite dans la Gloire de Dieu.

Tous ces préceptes dans l'église catholique apostolique sont donc bien en parfaite cohérence avec la Haute et Sainte Doctrine du Régime Ecossais Rectifié et sa singularité particulière ne conteste pas les saintes écritures.

Chaque confession chrétienne à une appréciation particulière selon la lecture qu'elle fait de la Bible traditionnelle et en cela nous sommes Frères et égaux devant l'éternel.

Je vous embrasse en Christ Aimant, et n'oublions que les si les Mots sont nécessaires, nos Actes au quotidien sont indispensables.