Le Mot Rectifié de Novembre et Décembre

                                                                          LA VERITE BIBLIQUE ET HISTORIQUE SUR TUBALCAIN

Pour mieux appréhender la Doctrine de notre Régime Ecossais Rectifié, il nous faut revenir sur les instructions que nous propose l'Ordre au travers du Cahier annuel du Phénix Renaissant. Et je vous invite à étudier voire réfléchir sur le texte ci-dessous, comme si votre rectification et réédification de votre âme en dépendait.

En effet, nous constatons dans les visites que nous pouvons faire les uns et les autres dans les loges de saint jean qui pratiquent les Rites Maçonniques dit apocryphes combien l'aveuglement, le laisser faire, l'uchronie soit dans le décorum de la loge soit dans le placement aléatoire des symboles entrainent nos Biens Aimés Frères dans des chemins ténébreux où leurs âmes de désir sont livrées au malin et à la prévarication constante.

Et notre empathie pour une majorité d'entre eux, nous font souffrir ne comprenant pas pourquoi ces Frères honorables, intelligents, instruits peuvent se laisser conduire dans une voie sans issues, et qui fera de la Réintégration pour eux, le terme de Réprouvé.

Donc, en toute humilité pour les Frères en général et encore plus pour les Frères qui pratiquent le Rectifié dans les méandres obédientiels, nous avons le devoir de les alerter chaque fois que l'occasion se présente pour leur faire découvrir ce qu'ils ne voient pas où que leur Obédience leur cache afin de les priver du savoir de la connaissance.

J'ai choisi pour cette instruction le terme « Tubalcain »

Il convient donc pour bien comprendre ce point théologique et biblique si important, d'avoir en permanence à l'esprit que la Tradition se divisa quasi immédiatement, et ce dès l'épisode rappelé par le livre de la GENESE, lors de la séparation qui adviendra entre le culte faux de CAÏN et celui béni de l'Eternal, célébré par ABEL le juste.

Il en résulte une conséquence fondamentale pour toutes les conceptions doctrinales qui tentent de poser un discours théorique sur la notion de « TRADITION INITIATIQUE », c'est que les deux cultes de CAÏN et d'ABEL vont donner naissance dès l'aurore de l'histoire des hommes, à deux Traditions également anciennes ou primordiales si l'on tient à ce terme, mais absolument non équivalentes du point de vue spirituel. A ces deux cultes, l'un d'ABEL et l'autre de CAÏEN, correspondent deux traditions radicalement ennemies, l'une non apocryphe et l'autre apocryphe, que tout sépare et va opposer depuis la nuit des temps au cours de l'histoire humaine, se livrant une lutte incessante expliquant pourquoi il ne peut y avoir de conciliation entre ces deux voies antagonistes et surtout, tous les rites qui ouvrent leurs travaux sur la Bible ouverte à l'Evangile de Jean, ne peuvent utiliser le terme Tubalcain au niveau du Second Surveillant et qui contrarie outrageusement la métaphore de l'interdiction des métaux dans la loge.

A défaut de le répéter, les Frères Rectifiés doivent être très vigilant sur le plan spirituel afin de ne pas se laisser entrainer vers les domaines issus de la Tradition Réprouvée de CAÏN, faute de quoi on risque d'être conduit vers des horizons très éloignés de la véritable initiation. Au passage, il est utile de rappeler combien la grâce du Baptême par la purification de l'eau protège tout être reconnu par Dieu comme un Fils.

D'ailleurs combien Jean Baptiste WILLEMROZ conscient de cette déviance, fut amené à prendre une décision importante sur ce point puisque le 5 mai 1785, le Directoire Ecossais Rectifié d'Auvergne décida d'écarter le nom de Tubalcain de tous les rituels du Rite Ecossais Rectifié, Tubalcain étant le fils de Lamech et de Tsillah, descendant de CAÏN, étant l'ancêtre de tous les forgerons en cuivre et en fer (Genèse IV, 22).

A ce stade de notre réflexion, je rapporte à votre attention les maximes suivantes :

  • L'argent a divisé les hommes et séparé les Frères : Frère Apprenti, l'insensé voyage toute sa vie, sans savoir ou il va, ni d'où il vient, ni ce qu'il doit faire, mais le sage se rend compte de tous ses pas, parce qu'il en connait l'importante et le terme.
  • Le Cuivre, mon Frère ce métal est l'emblème de l'orgueil qui, par son alliage impur ; dégrade les plus grandes vertus : l'homme est naturellement bon, juste et compatissant. Pourquoi est-il si souvent en contradiction avec lui-même ? Etudiez en sérieusement la cause, elle est bien importante à découvrir.
  • Le Fer, Frère Apprenti, le plus dur des métaux est détruit par la rouille lorsqu'il est abandonné par lui-même : Celui qui étant une fois entré dans le chemin de la Vertu, et
  • de la Vérité, n'a pas le courage d'y persévérer est cent fois plus à plaindre qu'il n'était auparavant.

Dans le commentaire de la Genèse, il est expliqué le rôle que joua HEBER, le père de Phaleg lors de la construction de la Tour de Babel, se tenant éloigné de cette folle entreprise, correspondant bien au sens que lui reconnait Jean Baptiste Willermoz et le Régime Ecossais Rectifié et que chaque Frère doit méditer :

« DIEU ordonne à NOE de quitter l'Arche ; lorsqu'il est sorti, il offre à DIEU un sacrifice et il est béni avec ses enfants. Il reçoit de DIEU la promesse que les hommes ne périront plus par un déluge. Ensuite il bénit SEM et JAPHET ;

Le premier produira la Tradition Sémitique Judéo-Chrétienne qui deviendra le Noachisme ;

Le Deuxième reçoit la Tradition du Culte Primitif

Quant à CHAM il est maudit ainsi que Chanaan, parce que CHAM dont il était le fils, avait révélé la nudité de son Père. Cette malédiction fut accomplie par les Gabaonites et à vraie dire, elle eut l'apparence d'une malédiction, mais en fait ce fut une prophétie car un des descendants NOE, était PHALEG. Alors fut construite dans le lieu qui portait le nom de Babylone, c'est-à-dire « CONFUSION », car DIEU décida de le faire au niveau des langues.

Jean Baptiste WILLERMOZ exposa donc un argumentaire circonstancié et vérifiable pour étayer la raison de l'éradication de « TUBALCAIN » au grade d'Apprenti Ecossais Rectifié lors de la tenue di Directoire Provincial d'Auvergne le 5 mai 1785.

Citation : « On n'a pas remarqué que c'est une contradiction de donner à l'Apprenti Maçon, le mot de ralliement TUBALCAIN après avoir fait quitter tous les métaux au profane qui sont l'emblème des vices.

En effet, d'un coté, on lui apprend que ce n'est point les métaux que le vrai Maçon doit travailler ; et de l'autre on le met dans le cas de croire que TUBALCAIN, le père et inventeur du travail sur les métaux, serait le premier instituteur de la Franche Maçonnerie élevée. Si TUBALCAIN fut le fondateur d'une initiation quelconque, on voit quel devait en être l'objet et le but par ce qu'en dit l'Ecriture, et dans ce siècle où tant de Maçon s'occupent de l'Alchimie(1), un régime qui en connait les dangers ne doit pas conserver un nom qui ne s'est perpétué que par l'ignorance ou le défaut d'attention de plusieurs qui n'ont pas aperçu ce rapport et cette inconséquence, et sont encore par-là liés à ceux qui s'occuperaient à imiter TUBALCAIN, qui le premier a touché les métaux.

Si de cette observation, on passe à l'examen du temps auquel vécut TUBALCAIN, on voit que c'est avant le DELUGE ordonné par DIEU, fléau par lequel il voulut effacer de dessus de la terre les ouvrages des hommes. Si l'initiation de TUBALCAIN s'est propagée, elle est IMPURE, et il paraitra important de rompre tous les rapports avec lui, puisqu'on fait quitter aux Maçons tous les métaux, emblème vrai et retenu dans tous les Régimes ou Rites, comme pour les séparer de celui qui les as travaillés le premier. C'est donc après le DELUGE, au temps de la confusion des langues, que l'on trouve la raison de la fondation d'une initiation secrète qui a dû se perpétuer et ferait l'objet de la recherche de certains Maçons.

Une étude anthropologique très sérieuse sur la vérité dans les intentions pures a conduit à apprendre que c'est dans les descendants de SEM qui fut Père de tous les enfants d'HEBER qu'il faut chercher la fondation de la vraie initiation. SEM fut béni par NOE et l'on est fondé à dire et croire que PHALEG, fils d'HEBER, est le fondateur de la seule vraie initiation, et ce motif parait déterminant pour rayer le nom de TUBALCAIN et le remplacer par celui de PHALEG.

Et il est aussi impensable que CHAM maudit par NOE ait pu se rallier aux enfants de TUBALCAIN qui est l'emblème des VICES.

En conclusion, il est important de considérer que les notions d'Apocryphe et de Non Apocryphe proviennent de l'Ordre des Chevaliers Maçon Elus Coen de l'Univers dont l'enseignement distingue sous ces deux terminologies, les initiations possédant « LA VRAIE PHILOSOPHIE », c'est-à-dire la « DOCTRINE DE LA REINTEGRATION » de celle qui en étaient ignorantes tout en utilisant les instruments des ouvriers du Temple de SALOMON. (SIC)

Appendice sur l'ALCHIMIE

L'Alchimie est née au IX siècle avant Jésus Christ et signifiant la Pierre Philosophale.

Son objectif était la fabrication de cette pierre qui aurait le pouvoir de transmuter les métaux en or. C'est donc une science arbitraire fondée sur l'imagination humaine qui n'a jamais démontrée ce qu'elle était tentée promettre.

Beaucoup d'initiés ont essayé d'aboutir sans y parvenir.

  • De PERNETTI (né le 23 février 1716 à Roanne (Loire) et mort le 16 octobre 1796 à Avignon (Vaucluse), est un bénédictin mauriste défroqué et qui a eu comme apprenti Pierre Marie Willermoz le frère de JBW et qui a quitté son Maitre au bout de 4ans, prévenant son frère de la supercherie de son Maître),
  • YVES SAINT ALVEYDRE (né le 26 mars 1842, à Paris et mort le 5 février 1909 à Pau, est un érudit, poète et écrivain français. Fort remarqué dans le milieu occultiste, lui valut de rencontrer le Dr. Gérard Encausse, alias Papus. Saint-Yves ne s'est cependant jamais regardé comme un occultiste

« La vérité est qu'il n'y a pas de sciences occultes, car ce qui est scientifique cesse d'être occulte, et ce qui est occulte cesse de l'être en devenant scientifique. », Mission des Juifs, ch. 13, p.343. Trop d'auteurs ont assuré du contraire sans prendre garde à la position de Saint-Yves sur le sujet

  • LIMOJON de Saint Didier, né vers 1630 dans le Comtat Venaissin, mort par naufrage en 1689, est un alchimiste, historien et diplomate français. Le Triomphe hermétique ou la Pierre philosophale victorieuse (1690), intro. et notes par Eugène Canseliet, Denoël, 1971, 307 p. Première partie : L'ancienne guerre des chevaliers ou Entretien de la pierre des philosophes avec l'or et le mercure. Cette théorie n'a jamais été certifiée et prouvée par ceux qui en ont étudié la formulation.

Pour perdurer cette uchronie, les hommes l'ont surnommé l'Art Royal et la Franche Maçonnerie hermétique en a fait son Alpha et Oméga.

Les alchimistes sont devenus les disciples d'Hermès, ils essaient d'utiliser la doctrine hermétique pour atteindre la réalisation intérieure des petits et grands mystères et l'imagination humaine présente l'Alchimie de nature spirituelle et intérieure comme si l'homme avait la capacité après la chute du 1er Adam de retrouver sa nature divine sans passer par Dieu.

Ajoutons que l'Alchimie s'appuie également sur la tradition Egyptienne apocryphe et idolâtre.

  • ROZENCREUZ Christian, la tradition Rose Croix de Rosenkreuz (1378-1484) soutien que sa doctrine permet de prospérer sur 4 points :
  • LA TRANSMUTATION DES METAUX - la transmutation de la matière désignait l'hypothétique possibilité de transformer une substance en une autre, voire un Élément en un autre (les Éléments sont l'eau, la terre, le feu et l'air). Les conditions pour que la transmutation ait lieu relèvent du Grand œuvre. Finalement, l'alchimiste était supposé obtenir la pierre philosophale, qui aurait permis de transformer des métaux peu précieux en or ou d'obtenir l'élixir de longue vie. Les manipulations de transmutations des alchimistes reposaient sur les connaissances empiriques accumulées sur les propriétés de la matière, au fil des millénaires, par les Mésopotamiens, les Égyptiens, les Grecs et les Chinois, pour l'essentiel. Les connaissances qu'ils ont acquises et les découvertes qu'ils ont faites ont servi de terreau à l'émergence de la chimie, souvent par réfutation. Comme exemple de découverte on peut citer celle du phosphore par l'alchimiste hambourgeois Hennig Brandt, en 1669. Le plus bel exemple de réfutation est sans conteste celle du phlogistique qui amena Lavoisier à poser la conservation de la masse et à fonder la chimie sur un socle solide.
  • PROLONGER LA VIE PENDANT PLUSIEURS SIECLES
  • Le 2 février 1650, Descartes succomba à une pneumonie, après seulement neuf jours de maladie. Cette mort surprit fort ses contemporains et elle fut considérée comme prématurée (1). René Descartes n'avait-il pas laissé entendre qu'il possédait le secret de la prolongation de la vie humaine ! Quelques semaines après l'événement tragique, La Gazette d'Anvers y fit une allusion sarcastique : « II est mort en Suède un fou qui disait qu'il pourrait vivre aussi longtemps qu'il voudrait » (2). Un des amis de Descartes, l'abbé Picot, paraît avoir été si persuadé des connaissances gérontologiques du philosophe « qu'il aurait juré qu'il lui aurait été impossible de mourir comme il fit à cinquante-quatre ans ; et que sans une cause étrangère et violente (comme celle qui dérégla sa machine en Suède), il aurait vécu cinq cent ans, après avoir trouvé l'art de vivre plusieurs siècles
  • CONNAISSANCE DE CE QUI SE PASSE DANS LES LIEUX ELOIGNES

Les psychologues, dans leurs travaux, traitent la mémoire autobiographique et la mémoire sémantique de façon très différente. Ils ont toujours montré un vif intérêt pour la nature des évocations liées à la mémoire autobiographique, et pour la relation qu'elle entretient avec la perception du moi. En particulier, ils ont souligné l'opposition entre le fait de « se souvenir » et celui « d'évoquer ». On évoque le passé soit en présence d'autres personnes - présence réelle ou imaginée -, soit au cours de monologues silencieux ou oralisés. Il n'en reste pas moins que le souvenir de ce qu'on a vécu est beaucoup plus riche que ce qu'on en évoque, beaucoup plus, en vérité, que ce dont on a conscience, comme le démontre l'épisode de la madeleine chez Proust, ou plus communément, comme en témoigne la capacité que nous avons de nous apercevoir très vite que nous avons déjà lu un livre, dès les premières pages, malgré l'impression que nous avions, quelques instants auparavant, de n'en avoir gardé aucun souvenir.

  • L'application de la cabale et de la science des nombres à la découverte des choses les plus cachées : renvoi sur la science des nombres de 1934 éditions CHACORNAC. Renvoi également à l'Arithmosophie.