18 - Les Trois Colonnes


A l'Ecole de l'Humilité dans l"Eucharistie de notre Seigneur Jésus Christ

LES 7 SOURCES D'EVEIL AU GRADE D'APPRENTI

Préambule 

Il est important que le nouveau Frère et ceux qui l'ont précédé dans la réception du Grade Apprenti puisse savoir comment, avec quoi, et où doivent-ils engager leurs recherches en particulier, laissant au Frère Second Surveillant les Instructions générales de notre Régime Ecossais Rectifié.

Il ne s'agit pas de lire notre rituel par cœur sans en comprendre le sens mais bien d'essayer progressivement d'en décrypter la signification chrétienne et maçonnique par l'étymologie des symboles, mots et phrases mis à notre disposition.

Et ce discours sur les 7 sources d'éveil de notre Rite a pour but de rappeler que les symboles de la loge sont visibles dans les instructions du Rituel d'apprenti, ainsi que le Code Maçonnique des Loges Réunies et Rectifiées, ainsi que la Règle en neuf articles et je vais en donner des exemples concrets.

Mais en préambule de cet éclairage général et particulier, il m'appartient de rappeler que si les Symboles découverts à chaque Frère sont entachés d'une interprétation fausse ou détournée alors certains mots clés de la Haute et Sainte Doctrine révélée de notre Régime est dénaturée. Notre Ordre fonctionne en trois classes : La Classe symbolique - La Classe Chevaleresque - La Classe secrète non ostensible et personne ne peut en modifier la source primitive.

Quels sont les première clés dès la Chambre de Préparation :

Il lui présentera la Bible, en l'invitant à l'étudier avec soin et vu le temps imparti, de préférence l'Évangile de Saint Jean, afin de se pénétrer de la doctrine et des vérités sublimes qu'elle offre aux hommes pour les fortifier dans cette vie temporelle.

Il lui remettra les trois questions préparatoires que l'Ordre propose aux réflexions du candidat, l'invitant à les méditer profondément dans la solitude où il va le laisser, afin de se mettre en état d'y répondre verbalement ou par écrit, en présence de celui qui sera envoyé par le Vénérable Maître pour l'examiner et le préparer à sa réception. Il l'exhortera à une entière confiance et à la docilité envers ceux qui lui seront envoyés pour le préparer et l'introduire dans la loge, en l'assurant qu'il ne leur est pas permis d'exiger rien d'arbitraire.

Il lui demandera de nouveau, car il a déjà dû le faire antérieurement, s'il ne serait pas lié par quelque engagement public ou secret, qui ne lui permettrait pas de contracter l'engagement des maçons ou qui y serait incompatible, lui affirmant que l'engagement maçonnique n'est en rien contraire à ce qu'il doit à la religion, à son prince, et à ses semblables.

Première question: Quelle est votre croyance sur l'existence d'un Dieu créateur et principe unique de toute chose; sur la Providence et sur l'immortalité de l'âme humaine; et que pensez-vous de la religion chrétienne ?

Deuxième question: Quelle idée vous êtes-vous formée de la vertu considérée dans ses rapports avec Dieu et avec la religion, avec vous-même et avec vos semblables ?

Troisième question: Quelle est votre opinion sur les vrais besoins des hommes, et en quoi croyez- vous que vous puissiez leur être le plus utile ?

Je ne passerais pas en revue tous les textes et rappels donnés à l'impétrant avant d'être reçu comme Apprenti Rectifié, mais je préciserais ceci :

Dans les Sept réflexions lus par le Frère Préparateur à l'homme de torrent assis, deux m'ont semblé utile à rappeler :

3ème Réflexion : Ainsi, Monsieur, les maçons ne doivent point être des hommes vulgaires : l'étude et la pratique constante d'une morale épurée par la religion doivent être sans cesse l'objet de leurs travaux; l'exercice de toutes les vertus religieuses, humaines et sociales, doivent être toujours pour eux le premier des besoins.

4ème réflexion : Devoirs des maçons « Par ce que je viens de vous dire vous pouvez, Monsieur, vous faire une idée des devoirs et obligations que vous allez contracter en qualité de Maçon ; soit envers Dieu, soit envers vous-même, soit envers les autres hommes ; Vertueux par rapport à Dieu ; Vertueux par rapport à vous ; Vertueux par rapport aux autres ; Vertueux, en un mot, dans toutes les circonstances de votre vie, voilà vos devoirs, la base et le principe de votre conduite. La religion, qui vous apprend à vous dépouiller de toute vue personnelle dans la pratique même de la vertu, mais à rapporter à Dieu seul tout ce que vous pouvez faire de bien doit en être la règle unique, et la franche-maçonnerie d'accord avec la religion, vous en facilitera les moyens si vous êtes fidèle observateur de ses lois salutaires. Mais voici quels sont vos devoirs et vos obligations envers l'Ordre : devoirs justes et profitables pour vous, que vous remplirez avec autant de joie que de facilité, si vos intentions sont pures, ainsi que j'aime à me le persuader.

  • Ces devoirs se bornent à trois points :
  • La soumission,
  • L'application,
  • Et la discrétion.

Une fois mis dans les conditions requises pour être guidé par le Frère Introducteur qui remplit le rôle de l'ange protecteur sur le chemin qui le guide vers la porte du Temple :

La question fondamentale qui est posée au Candidat les yeux bandés et donc dans les ténèbres est par le Second Surveillant : Quel est son nom de baptême, son nom civil, son âge, le lieu de sa naissance et de son domicile ou résidence, et le nom de baptême de son père.

Ce qui nous confirme que si le candidat n'a pas subi le Baptême de l'Eau, symbole chrétien depuis la venue du Christ et la révélation de la Nouvelle Alliance, comment peut-il énoncer un Nom de Baptême ainsi que celui de son Père sans être parjure et c'est pourquoi, dès le grade d'apprenti, celui qui se présente doit être chrétien, ni juif, ni mahométan, ni athée, sinon c'est Thubalcain qui rentrerait dans la loge et non pas Phaleg.

Et pour terminer avant de vous parler de ce que le nouveau Frère va découvrir dans le Temple de Salomon réédifié mystiquement, il y a un fondement intangible pour que la parole de sa réception ne soit pas humiliée :

  • Que le Vénérable Maitre à l'autel d'orient soit Maitre Ecossais de Saint André et vêtu de ce grade et qu'il ait été installé selon le Rituel d'installation Conforme aux manuscrits FM1 256, 264, 254, 269 par un Dignitaire du Régime - Député Maitre - Préfet - Grand Prieur.
  • Sinon c'est un imposteur et il n'a pas la qualité pour procéder aux installations des Frères de la loge qui se présente à lui.

Et je vous renvoie à deux textes de Jean Baptiste Willermoz qui confirme cette affirmation :

Que nous dit Jean Baptiste Willermoz dans la lettre envoyée au BAF Claude François ACHARD Vénérable Maître de la Triple Union de Marseille le 8 juillet 1804, rappelé avec justesse par notre Grand Maître et Grand Prieur dans le dernier Phénix Renaissant « L'esprit du Régime Ecossais Rectifié est bien différent de celui des autres; il éprouve les bons pour les rendre meilleurs ; il élève quelquefois les faibles pour les abandonner à eux-mêmes s'ils deviennent ingrats; et il méprise les clameurs des présomptueux qui croient devoir être préférés à d'autres, jusqu'à ce qu'ils aient appris en se repliant sérieusement sur eux-mêmes, que l'amour propre est le plus cruel ennemi de l'homme, et que tant qu'ils n'ont pas vaincu cet ennemi redoutable, ils sont incapables d'aucun progrès, alors même qu'ils auraient reçus tous les grades possibles. Le plus parfait honnête homme n'est encore qu'une pierre brute tant qu'il n'a pas travaillé à la dégrossir ; rien ne rend un homme plus insociable que la haute opinion qu'il a de lui-même ; l'esprit de prétention loin d'ouvrir aucune porte les ferme toutes.

Ce n'est pas pour rien que nous utilisons la métaphore de « l'Homme de Torrent » qui veut devenir « un Homme de Désir », et quand Jean Baptiste Willermoz écrit que « Lorsque de l'on est dans un Ordre auquel on a donné son engagement sur l'Évangile de Saint Jean, on le chérit, on le respecte et on s'interdit de le traiter d'hérésie ».

Ce qui nous confirme que nous ne sommes pas dans un Temple de parabole ou la doctrine serait contredit en permanence par des actes délétères répétés ou volontaires, Non, nous sommes dans le Temple de Salomon réédifié mystiquement pour espérer redevenir le fils de Dieu dans l'amour du sacrificateur et du rédempteur.

Les éléments de ce préambule étant les plus importants, je vais vous rappeler succinctement les symboles mis devant vos yeux dans notre Rite et qui ne peuvent prendre leur signification, que si les Lumières d'ordre qui ouvrent les travaux sont présentées dans la forme où elles doivent être.

I - CODE MACONNIQUE DES LOGES REUNIES ET RECTIFIEES

Il explique la signification de notre régime donc de l'ordre et de sa doctrine qui en découle et que depuis le Convent de KHOLO en 1772, puis de LYON en 1778, puis de WILHEMSBAD en 1782 les textes n'ont pas été modifiés.

Lors du Convent des Gaules en 1778, WILLERMOZ avait pour mission par le Duc de Brunswick de faire approuver à ces Frères lyonnais et français que le Régime Ecossais Rectifié avait pour but de réformer la Maçonnerie en déliquescence et du 25 novembre au 10 décembre 1778, il obtient l'accord des différentes délégations présentes sur 3

Documents fondateurs :

  • Le Code des Loges Réunies et rectifiées de France
  • Le Code des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte
  • La Règle générale et particulière du Rectifié en Neuf points

La richesse de ces trois documents est suffisante pour instruire les Frères de la classe symbolique du grade d'apprenti au grade de maitre.

Petit rappel historique : Jean Baptiste WILLERMOZ est né le 10 juillet 1730 et décédé en 1824. Il a écrit les Rituels des 3 premiers grades en 1785, il avait 55 ans et il ébaucha le 4ème grade en 1809 à 79 ans laissant à Jean de THURKEIM le soin de le terminer.

Son travail a consisté à rassembler tous les courants chrétiens et chevaleresques de l'occident et de l'orient et d'essayer d'en faire une synthèse avec les apports principaux et anthropologique des sources suivantes :

La S.O.T (Stricte Observance Templière) du Baron Von Hund qu'il a Rectifié, Maçonnerie fonctionnant par les Hauts Grades Chevaleresques et ayant deux grades intermédiaires entre la classe symbolique et la classe chevaleresque, l'Ecossais Rouge et l'Ecossais vert. La structure générale de cet ordre avait des provinces éclatées surl'Europe sans la France. La création au Convent des GAULES des trois provinces : 2ème Province d'Auvergne, 3ème Province d'Occitanie et 5ème Province de Bourgogne donna à la France sa structure, avec le Code des CBCS et le Code Des Loges Réunies et Rectifiées de France. Il faut savoir que c'est la structure de la S.O.T en particulier qui a donné cette rectitude à notre Régime car elle s'appuyait sur un système déjà réformé dite « Réforme de DRESDE ». Majoritairement les Frères de la Stricte Observance Templière en Allemagne étaient Protestants et ils avaient donc une lecture liturgique différente que les Catholiques. Mais, la doctrine templière a été enlevée voir réduite à sa source chrétienne.


La Doctrine des Chevaliers Maçons Elus Cohens de l'Univers issus du Tribunal Souverain et de son créateur Martinez de PASQUALLY né Jacques Noble Loryon né en 1710(sic) et mort en 1774. Mais expurgé de la théurgie et christianisée par JB WILLERMOZ. Pour mémoire, je vous donne une Citation sur la Patente reçu par le Père Dom Martinés de Pasqually de Charles Stuart Roi d'Ecosse, d'Irlande et d'Angleterre GM de toutes les Loges répandues sur la surface de la Terre ; La Loge de Stuart, constitution dans la Province d'Aix en Provence en France le 20 Mai 1738.

En vertu de notre Pouvoir et autorité, Nous Grand Maître des Ordres de la Maçonnerie d'Ecosse, d'Irlande et d'Angleterre avons confié notre Droit et Pouvoir de GM de Loge à notre Respectable Maître Dom Martinés Pasquallis Ecuyer âgé de 67 ans, natif de la ville d'ALICANTE en Espagne, afin qu'il puisse diriger et construire en Paix sur toute la surface de la Terre, un Temple au Grand Architecte de l'Univers.

L'ayant constitué à cet effet et le constituant en vertu de notre Pouvoir, Bon et Valable. Nous, Grand Maître de la loge de Stuart donnons ordre à notre Député GM de diriger tous nos ouvrages et ceux du Franc Maçon Joachim Dom Martinés Pasquallis, son fils aîné, âgé de 28 ans et natif de la ville de GRENOBLE en France et que cette même constitution et patente ; il la lui remette dans la forme ordinaire avant sa mort ou a sa bonne volonté afin qu'il puisse jouir et se servir de Droit et Pouvoir. »

Ce grand Initié avait donc 28 ans en 1738 et il ne réapparait au monde maçonnique en France que vers 1764 soit à 54 ans et sans faire parler de lui pendant 26 ans.

Le terme Cohen (Enoch) qu'il utilise dans son Traité voulant dire dans la Bible hébraïque « membres du clergé, chargés des sacrifices ». Mais n'en tirez pas des conclusions hâtive sinon que la connaissance approfondie de l'ancien testament et du rôle joué par le Temple de Salomon dans l'annonciation du Christ est le fondement de cette science.

Cette doctrine prend son point de départ dans la science de MOÏSE et la légation des Patriarches de l'Ancien testament que l'on peut étudier dans le Traité de la Réintégration des Etres Créés dans leurs Primitives Propriétés Vertus et Puissances Spirituelles - 1ère Edition originale de 1899 réimprimée 1 seule fois en 1974 par Robert DUMAS dans la collection ESOTERICA.

Ce qui nous éclaire sur la volonté de WILLEMOZ de construire notre Rite sur les sources bibliques et les saintes écritures et de proposer une Maçonnerie Chevaleresque et Chrétienne avec les grades de la 1ère classe comme laboratoire d'instructions.

JB WILLERMOZ avec ces Frères lyonnais parachevant l'édifice par une Christianisation de cette doctrine particulière et issue du HAUT et SAINT ORDRE débouchant sur une Mystique Spéculative tel que décrit par Origène dans son Traité des Principes. (Né en l'an 185 - 254 après J.CHRIST)

Le symbole carré était utilisé au 18ème siècle pour représenter la loge

Le Régime Ecossais Rectifié est né

Le Point culminant de cet enseignement est la Chute d'ADAM, sa prévarication et la notion néo testamentaire et trinitaire de la doctrine qui nous explique la cosmogonie de la création, de la chute dans le corps de matière. Les trois symboles fondamentaux dans notre Rituel, sont les « Lumières d'Ordre », la « Vertu des Nombres » et le « Temple de l'Homme» qui est en nous avec le germe divin qui sommeille selon « L'Image et Ressemblance ».

II - OUVERTURE DES TRAVAUX

(Regarder avec attention la disposition de la Loge et reportez-vous à votre Rituel)

Au Rite Ecossais Rectifié, le VM ouvre les travaux par les Lumières d'Ordre sinon rien ne se passe. WILLERMOZ voulait arriver par l'Orient mais au Convent de WILHELMSBAD en juillet et aout 1782, les Frères réunis ont souhaité garder la chronologie maçonnique de la SOT. Notre rituel s'est donc adapté à cette obligation. Nous sommes dans un Rite Trinitaire et Néo testamentaire, ce qui fait que l'avant travaux est très important.

Le VM est censé allumer le Chandelier d'Orient dans une pièce séparée afin que la PENSEE, la VOLONTE et l'ACTION DE CREATION de DIEU se manifeste. Ce chandelier d'Orient est donc le symbole métaphorique qui au nom de la SAGESSE, de la FORCE et de la BEAUTE, le VM va pouvoir repousser les ténèbres de la loge qui doit être dans la pénombre avant l'ouverture.

Venant de la 1ère pièce, nous sommes dans le 1er plan, il passe dans le vestibule pour rejoindre le cortège précédé du chandelier d'orient porté par un Frère Maître qui est un esprit émané sur le 2ème plan allégorique afin que l'Intention, la Volonté, la Parole correspondent à ces 3 mêmes facultés dans leur manifestation avec un objectif ou un but à atteindre, pour ensuite entrer dans la loge qui est le 3ème plan afin d'y porter la lumière divine de l'occident à l'orient où le verbe va se manifester par l'Evangile de Saint Jean.

Selon cette chronologie ternaire, CORPS - AME - ESPRIT, les conditions métaphysique sont réunies pour repousser les ténèbres de l'Orient, puis de les repousser sur le plan horizontal vers l'Occident afin que les trois éléments de la création s'activent par l'allumage des trois grands chandeliers qui ne sont pas les colonnes des rites maçonniques mais la manifestation dans leur inaction primitive du FEU = SOUFFRE, de l'EAU = SEL et de la TERRE = MERCURE, éléments dont nous sommes issus.

Et les officiers qui viennent ensuite allumer leurs bougeoirs finalisent l'allégorie mystique de notre Rite par 3, 6 et 9 de la réception à la dissolution.

IL EST IMPORTANT DE NOTER QUE LE RITE ECOSSAIS RECTIFIE EST LE SEUL RITE MACONNIQUE QUI OUVRE SES TRAVAUX AVEC LE PRELIMINAIRE DES LUMIERES D'ORDRE.

III - RECEPTION DU PROFANE

Lors de la réception du profane qui n'est pas l'Initiation maçonnique répétée dans les rites opératifs, nous parlons au Rectifié d'une réception pour éveiller l'homme qui vient à nous.

Le profane qui rentre au Régime Ecossais Rectifié n'est pas INITIE mais reçu Apprenti et si son mot de reconnaissance est PHALEG dont va nous parler notre BAF 2ème Surveillant, c'est que PHALEG porte le nombre 6 et si nous avions conservé TUBALCAIN qui porte le nombre 1 dans les rites opératifs, le nouveau Frère serait dès le 1er grade dans l'unité, chacun comprendra que le grade d'apprenti ne peut être l'unité, ce serait une aberration.

Donc, le profane est reçu dans sa 1ère réédification afin que la loge qui représente le Temple réédifié mystiquement lui permette de prendre la dimension de sa prévarication figurée par ADHUC STAT dont l'allégorie est la Chute du 1ER ADAM.

Pour se perfectionner progressivement à chaque grade, les tenues et instructions en sont le socle indispensable.

Mais chaque Frère doit comprendre que pour y arriver, IL FAUT ETRE TRES CONCENTRE, PREPARE ET MOTIVE lorsque nous venons et rentrons en tenue, il faut essayer de ne pas l'oublier.

IV - RITE ET REGIME

Le terme « Régime » veut dire DOCTRINE et le terme « Rit » veut dire RITUEL.‚ (Le mot RIT est le radical de rituel sans voyelle)

Mais pour comprendre le Rit qui nous est enseigné par le rituel, il faut s'imprégner de la Doctrine donc du Verbe sinon cela ne fonctionne pas.

Je vous renvoie à la lecture du Code Maçonnique pour comprendre la DOCTRINE organique de notre régime.

Et la doctrine rectifiée apporte des éléments complémentaires tel que l'explication métaphysique et allégorique de l'homme qui s'explique par les termes : CORPS - AME - ESPRIT

Quand le VM reçoit le nouveau Frère, l'instruction nous dit que « les trois coups sur le cœur par le compas vous désignent l'union presque inconcevable qui est en vous de l'Esprit, de l'Ame et du Corps, qui est le Grand Mystère de l'homme et du Maçon figuré par le Temple de SALOMON ». Ce symbole est un des plus important de notre 1ère Réédification ternaire puisqu'il nous informe que l'homme à l'image de DIEU est au sens allégorique le temple sacré réédifié mystiquement de SALOMON et que

la lumière que nous cherchons à recouvrer est à l'intérieur de nous. L'ancien testament nous dit que le Temple de SALOMON est constitué de 3 parties :

Le PORCHE (corpus) - Le SANCTUAIRE (âme) - Le SAINT DES SAINTS (esprit).

Cette signification date du convent de WILHEMSBAD en 1782 à l'initiative de JB WILLERMOZ et que nous retrouvons dans le « TRAITE DES DEUX NATURES » livre que je vous conseille d'étudier.

Une particularité fait que le principe TERNAIRE développé dans le rituel du 1er grade ne se retrouve plus dans les autres grades. Une fois que l'on a dit au nouveau Frère que son Ame était immortelle, on l'a mis sur le chemin de la Réconciliation. Quand la Doctrine commence à pénétrer notre MOI (temple intérieur), elle part du bas et en vertical passe par le cœur dit VOIE CARDIAQUE et vous devez méditer sur ces allégories, pour irriguer votre Esprit et votre Foi.

V - ADHUC STAT

La colonne brisée du 1er grade de la Stricte Observance, devint pour Jean-Baptiste WILLERMOZ l'image de l'homme dont la partie céleste a été abîmée, et qu'il faut travailler à réédifier. A cet égard, on sait par exemple que la colonne brisée, présente au premier grade d'Apprenti franc-maçon du Régime Ecossais Rectifié à laquelle est jointe la devise « Adhuc Stat» - qui provient comme nous l'apprennent les documents de la Stricte Observance où elle symbolisait à l'origine l'Ordre du Temple décapité mais qui restait solide sur sa base, l'objectif pour l'Ordre allemand étant de reconstruire cette colonne, c'est-à-dire l'Ordre du Temple - Jean-Baptiste Willermoz souhaita lui donner une toute autre signification.

Elle symboliserait dorénavant pour lui, et depuis lors pour le Régime rectifié, la chute de l'homme, et devint l'image de l'homme dont la nature a été abîmée par la Chute, et qu'il faut travailler à restaurer, à reconstruire, car la grande vérité du Régime Ecossais Rectifié, que ne cessent de rappeler ses rituels, c'est que l'homme aussi est un Temple, conformément à la parole de l'apôtre Paul dans sa première Epître aux Corinthiens : «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous?» (I Corinthiens III, 16) [9]. C'est aussi, le 1er signe fort qui prévient le nouveau Frère qu'il n'est pas dans une Maçonnerie dite opérative mais bien mystique, spéculative et chrétienne. Et ce n'est qu'un retour aux sources qui est presque un aphorisme car les Métiers étaient tous chrétiens et progressivement les Maçons spéculatifs ont abandonné cette origine, et le REGIUS manuscrit de 1390 nous le confirme.

VI - L'HOMME AU CENTRE DE LA LOGE

Contrairement au Rite dit opératif de la Maçonnerie Traditionnelle, nous sommes réunis en loge et l'Homme est au centre de la loge. Le Tableau central de la loge montre et évoque selon chaque grade par les symboles inscrits ce que le Frère doit dépasser et

maîtriser pour espérer réédifier son Temple Intérieur et le germe qui est y enfoui. Ce qui est aussi très important c'est que tout est lié entre chaque symbole dans une réédification constante et sans rupture du 1er au 4ème grade symbolique de ce Rite.

Si vous prêtez attention à la disposition de certains symboles ou fonctions principales de la Loge, vous pouvez voir un PENTAGRAMME à 5 pointes, le triangle droit est l'homme positif et le triangle inversé est l'homme négatif, JB WILLERMOZ volontairement ayant enrichi notre régime des allégories mystiques du MARTINEZISME. Une des plus grandes allégories se trouve dans la réception de l'Homme qui se présente dénudé et dépouillé de ces métaux à la loge. « Sic transit gloria mundi» est une locution latine signifiant « Ainsi passe la gloire du monde ».

Lors de la cérémonie d'intronisation d'un nouveau pape, il était de coutume qu'un moine se présente par trois fois devant lui pour brûler à ses pieds une mèche d'étoupe et lui annoncer « Sancte Pater, sic transit gloria mundi » : « Saint Père, ainsi passe la gloire du monde ». Les premières mentions de ce rituel au Vatican remontent au XIIIe siècle dans les écrits du dominicain Étienne de Bourbon. Le rituel a cessé avec le pape Jean-Paul Ier, qui a renoncé à la tiare et au couronnement. Ce rite d'inspiration byzantine (à l'Empereur on apportait également des os humains et des cendres) était là pour rappeler au souverain pontife qu'il n'était qu'un homme, et de fait devait se garder de tout orgueil ou vanité.

VII - JUSTE ET PARFAITE

Si la société a changé, les textes s'appliquent complètement au changement de siècle et quand nous rentrons dans l'espace sacré que constitue la Loge de ST JEAN qui ne devient « JUSTE ET PARFAITE » uniquement en chiffre 7 qu'après, avec en priorité « l'illumination d'ordre » et ensuite « l'ouverture des travaux » par le VM, nous ne sommes plus dans le monde profane et nos tenues, parures, décorations sont le reflet de nos « AMES » soumises à l'ésotérisme chrétien et donc nécessaire à notre transformation. Si la loge s'appelle Loge de Saint Jean, c'est pour nous rappeler que dans le prologue de ST JEAN il est dit : « il y eut un homme envoyé par DIEU ; son nom était Jean, il vint en témoignage, pour témoigner au sujet de la lumière. Jean affirme lui aussi le caractère inné de la lumière dans l'homme. » Nous sommes dans une « LOGE DE SAINT JEAN », cette étymologie est rappelée partout dans le Code Maçonnique des Loges Réunies et Rectifiés, partout dans nos Rituels ainsi que dans les Statuts de notre ordre.

La MYSTAGOGIE du terme « Juste et Parfaite » ne peut donc s'appliquer que quand la loge est ouverte et que le Frère Secrétaire lorsqu'il va lire au pied de la tenue, le Protocole du Jour.

Ce que je veux dire est précisé et explicité à la page 78 -1ère section - alinéa 12 et 13 du rituel au grade d'apprenti :

Q : où avez-vous été reçu ?

R : dans une loge juste et parfaite, où règnent l'union, la paix et le silence »

Q : qu'entendez-vous par une loge juste et parfaite ?

R : Trois la forment, Cinq la composent et Sept la rendent juste et parfaite.

Il est important de noter que cette étymologie du 3/5/7 a été instruite dès le début de la Maçonnerie Traditionnelle depuis 1696, et dans cette Maçonnerie opérative le nombre de Frères Maîtres, Apprentis et Compagnons constituent le solde de ces trois nombres, donc s'inscrit dans une dimension humaine.D'ailleurs la Maçonnerie traditionnelle qui l'a déposé n'a pas laissé d'explication en héritage aux Maçons des Rites Opératifs de notre temps et malgré les tentatives qui ont tenté de l'expliquer par des définitions conventionnelles, aucune n'a pu en donner une solution satisfaisante.

Au Rite Ecossais Rectifié, il en est tout autrement. Nous ne sommes pas dans une dimension humaine mais eschatologique, nous sommes dans l'espace intemporel et mystique : « Lorsqu'on demande à l'apprenti maçon dans les instructions 1ère section où il a été reçu, il répond :

Dans une Loge juste et parfaite ; 3 la forment, 5 la composent, 7 la rendent juste et parfaite. Cette réponse tient à la science fondamentale.

Elle enseigne que la Loge de saint jean où l'homme a été reçu est sa forme corporelle même qui est le Temple de son intelligence. Cette forme portant dans son origine le nombre 3, porte aujourd'hui par sa funeste transmutation et prévarication, le nombre 5 (quinaire), abstraction faite de toutes les puissances vivantes qui y sont unies. Mais ce nombre ne s'y trouve que par la jonction du 2 et du 3. Le nombre 3 exprime spécialement les 3 principes simples fondamentaux de toute corporisation, appelés « soufre=feu, sel= eau et mercure=terre et dont le corps de l'homme tire son origine comme tous les autres corps de la nature élémentaire ». Ces 3 Principes se manifestent dans les différentes substances qui le composent, et c'est avec raison qu'on reconnaît la présence du soufre ou du feu dans le fluide appelé sang ; celle du Principe sel ou eau dans les parties molles ou insensibles ; et celle du mercure ou terre dans les parties solides ou obscures.

Dans ce sens strict 3 forment la loge de l'homme, c'est à dire son enveloppe matérielle. D'où l'allégorie au rectifié qui nous dit que le Frère doit réunir la loge en lui. C'est alors qu'il est vrai de dire que 5 composent la loge de l'homme.

Cependant elle n'est encore qu'un cadavre sans vie et sans mouvement et il n'y a que le nombre 7 qui puisse la rendre juste et parfaite.

L'âme passive si connue par le nombre sénaire qu'on lui a attribué vient lui donner la vie passive. Enfin, le nombre septénaire de l'Esprit ou de l'Intelligence vient rendre la Loge parfaite. C'est le nombre du maître ; c'est l'acte sabbatique ou septénaire de la formation particulière de l'homme.

Car une Loge de Saint Jean ou un Temple dédié à l'éternel suppose nécessairement un être supérieur pour l'habiter qui se magnifie dans l'explication que pour former le 7, il faut y joindre le sénaire et l'unité.

Je m'arrête là étant au grade d'apprenti mais cette précision doit permettre à nos Frères de se projeter dans les symboles du tableau de loge pour y réunir tous les éléments.

Q : Comment s'appellent la loge ?

R : la Loge de Saint Jean et toutes les loges portent le même nom.

CONCLUSION

Je termine cet exposé en forme d'instruction et d'éveil à notre doctrine qui est forcément réducteur car il y aurait tant à dire. Chacun peut s'apercevoir que notre tâche est immense et que notre fraternité agissante peut nous donner la force et la sagesse de réussir notre quête car nous devons réunir la loge en nous.

Nous sommes des « Cherchant » « Persévérant » et des « Souffrant » pour la durée de notre vie terrestre. L'évangile de Saint Jean - « je vous fais un commandement nouveau, qui est que vous vous aimiez les uns les autres, et que vous vous entr'aimiez comme je vous ai aimés »

Nos rituels nous enseignent et nous rappellent ce qui nous rassemble en priorité :

La fidélité à la religion chrétienne fondée sur la foi en la sainte trinité ;

L'attachement aux principes et traditions tant maçonniques que chevaleresques de l'ordre ;

Le perfectionnement de soi-même par la pratique des vertus chrétiennes afin de progresser dans la voie de la réalisation spirituelle ;

La pratique constante d'une bienfaisance envers tous les hommes, quelques soient leur race, leur nationalité, leur situation, leur religion et leur opinion politique ou philosophique ;

Au Rit écossais rectifié, l'épée manifeste le verbe ; tous les frères sans exception doivent la posséder et la porter. Les Frères qui sont au grade de Maître ont le droit de s'en servir, les autres grades Apprentis et Compagnons l'utilisent uniquement à l'ouverture et à la fermeture et lors des prestations de serments.

Je termine en vous offrant cette Prière Rectifié et Cöen du 09 avril 1822 :

Correspondance de Jean de THURKEIM à Christophe VON HESSEN

" O toi, esprit céleste, qui est préposé par la miséricorde divine pour être auprès de moi pendant mon exil, mon guide, mon gardien, mon instructeur et mon protecteur dans tous les dangers dont je suis entouré, je te considère comme mon seul véritable ami et, à ce titre, je réclame ton assistance et ton secours. Tu es dans la lumière et je suis dans les ténèbres, exposé à toutes les erreurs et les dangers qui m'environnent. Dirige-moi en toutes choses par tes saintes inspirations et obtiens-moi la grâce d'y être toujours soumis et fidèle. Défends moi de ma volonté propre, obtiens-moi de connaitre en toutes choses essentielles celle du Seigneur notre Dieu, afin qu'elle puisse devenir la règle unique de la mienne dans mes grands besoins. Préserve-moi surtout d'enseigner aucune erreur à aucun de mes Frères. Enfin ne m'abandonne point, que tu ne m'aies conduit au pied du trône de l'Eternel pour le louer, le bénir, l'adorer et le glorifier pendant toute l'éternité. Amen"

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ESSAI ET INSTRUCTION SUR LA DOCTRINE DE MOISE ET LA SOURCE DU REGIME ECOSSAIS RECTIFIE

MBAFS,

Lors de notre dernière assemblée et lors de notre banquet d'Ordre, plusieurs d'entre vous se sont étonnés d'entendre mes propos sur MOISE et sa Doctrine et plus particulièrement sur les Commandements de l'Eternel que nous appelons sur un plan théologique, « Les Tables de la Loi ».

MOÏSE AVEC AARON ET UR

En préambule, je dois m'en excuser auprès de vous, j'ai fait une confusion de style quand j'ai annoncé que l'Eternel avais d'abord donné à MOISE les 3 premiers commandements et ensuite les autres.

En fait il lui a donné les Quatre premiers Commandements et les Six autres ensuite et le dénominatif ternaire ou triangulaire est autre chose que je vais vous expliquer.

Je peux préciser que Le mont Horeb est l'endroit, dans le Sinaï, où Moïse aurait reçut les Tables de la loi, lors de l'épisode de l'Exode, décrit dans la Bible.

« La montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d'une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. (...) Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï, il appela Moïse sur le sommet de la montagne, et Moïse monta vers lui. » Ce passage du don de la Loi au prophète Moïse dans le Livre de l'Exode (chap. 19-20) se déroule sur la plus emblématique montagne de la Bible, « la montagne de Dieu ». Appelée aussi l'Horeb, elle est la montagne par excellence.

La même où, au chapitre 3 du même Livre, se déroule l'épisode du « buisson ardent » du milieu duquel Dieu révèle à Moïse son nom : « Je suis. » C'est encore sur cette même « montagne sainte » qu'Élie passe la nuit dans une caverne et entend le Seigneur, non dans un ouragan, un tremblement de terre ou un feu, mais dans « le murmure d'une brise légère » (1 Rois 19).

Le récit biblique est jalonné aussi d'autres montagnes. Comme le résume le Premier Livre des Rois (1 Rois 20) à propos du peuple élu, « leur Dieu est un Dieu des montagnes ». Dans l'épisode du Déluge (Genèse 8), après la crue des eaux, l'arche de Noé repose « sur le mont Ararat ». Toujours dans la Genèse, le non-sacrifice d'Isaac a lieu sur la montagne que Dieu indique à Abraham « au pays de Moriah » (Genèse 22). Récits moins connus, dans le Livre des Nombres, le peuple d'Israël se rend jusque dans la vallée qui traverse le pays de Moab, en direction de la crête du mont Pisga (Nombres 21), évoqué ensuite dans le Deutéronome. Le mont Horeb (en hébreu חֹרֵב, en grec ancien dans la Septante χωρηβ, en latin dans la Vulgate Horeb) est le lieu où le Deutéronome place l'épisode de la remise du Décalogue à Moïse par Dieu. Il est décrit dans deux passages (Exode, III, 1 et I Rois, XIX, 8) comme la « Montagne de Dieu ».

C'est aussi le lieu de la rencontre d'Élie avec Dieu.

Cela pour vous indiquer que pour s'inscrire dans la connaissance du Verbe, il faut aussi parcourir l'Ancien Testament qui révèle directement ou indirectement la Nouvelle Alliance.

Alors je ne vais pas reprendre toute l'Ontologie de la Doctrine de MOISE car cela me demanderait des heures de narration et vous des jours de digestion intellectuelle, Non, je vais vous citer quelques éléments divins et intangibles de la liturgie chrétienne et donc les sources sont dans un lieu que je ne peux révéler ici.

Ce qu'il faut d'abord comprendre c'est que MOISE bénéficiant des largesses du Pharaon, se rendit coupable du crime de sang en prenant la défense d'un Frère Hébreu maltraité devant ses yeux et que ce fut le 1er geste qui l'obligea à quitter l'Egypte pendant 40 ans dans sa jeunesse.

Les Trois Eléments

Remerciant l'Eternel de l'avoir laissé vivre, il offrit en holocauste son Corps, son Cœur et son Ame pour la délivrance de ses Frères Hébreux restés en Egypte.

Le créateur fut sensible à cette offrande et lui envoya un Ange qui lui annonça à quoi il était destiné en vertu de sa résignation, de sa fermeté et à son Amour pour ces Frères. L'Ange dit à MOISE : « conduit ton troupeau au fond du désert de Madian et là le Créateur te fera connaitre sa volonté ».

MOISE obéit et il fera une seconde opération de sacrifice au pied du Mont Horeb (Le Buisson Ardent) en offrant de nouveau son Corps, son Coeur et son Ame sous ses paroles :

« O Eternel ! Créateur de toutes choses exauce le sacrifice que je te fais en toute sainteté et dans la pureté de la puissance divine qu'il t'a plu de me donner par ta miséricorde et ta plus grande gloire. Dispose de ma volonté et reçois de mon Ame, de mon Cœur et de mon Corps afin comme ABEL de renouveler l'Expiation du pêché du Père des Hommes (Adam) et de celui de sa postérité. Ainsi que tout vient de toi, tout doit y retourner ».

Les Initiés instruits ont pu penser pour quelques uns que MOISE avait émis des réticences, en fait la peur s'est emparé de lui pensant qu'il ne saurait remplir cette mission. Ce qui nous confirme aussi que la Foi pure et parfaite ne peut nous être donnée que d'en haut.

MOISE en offrant une seconde fois, le sacrifice de lui-même en trois divisions distinctes, compris que cela serait agréable au Créateur.

Il avait offert son âme car rien n'est plus parfait et ne peut être offert au Créateur que l'Esprit Mineur qui a sa ressemblance avec l'Esprit Divin.

Il offrit en second lieu son cœur où la puissance spirituelle que l'Ame reçoit au moment de son Emanation. Cette puissance est figurée par les quatre caractères inscrits dans le cœur de l'Homme (YAVE). Les scientifiques en parlent mais ne peuvent pas les interpréter. Enfin MOISE offrit son corps pour exprimer les trois essences spiritueuses d'où proviennent toutes les formes contenues dans l'Univers et que nous désignons par les trois grands chandeliers au milieu de la Loge.

Cette démonstration nous confirme que l'Esprit l'instruisit de la manière dont il entrerait dans le centre de la splendeur du Feu divin qui entourait le Mont Horeb.

Je vous donne là mes Frères ou je vous le rappelle la signification de « Corpus -Anima - Spiritus » ou « Mercure - Souffre - Sel » qui vous instruit de la dimension métaphysique de nos Symboles ternaires et trinitaires.

Alors MOISE entra dénué de tous métaux et de toute matière impure, se prosterna, la face contre terre, le corps en croix figurant la matière au repos abattue par la présence de l'Esprit du Créateur et le repos naturel de tous les formes qui est donné à toutes les formes après leurs opérations temporelles.

Cette attitude figure la Réintégration nécessaire de toutes formes corporelles particulières dans la forme générale, ainsi que la séparation ou suspension qui arrive à l'Ame lorsqu'elle contemple l'Esprit, parce que le corps de matière ne peut avoir aucune part à ce qui s'opère entre le Mineur et l'Esprit divin. (Paradigme relaté par les morts cliniques qui reviennent à la vie et qui raconte ce qu'ils ont vécu). Et je vous renvoi à mon Discours sur les « Lumières d'Ordre »

Je ne vous conterais pas en ce jour les expériences des extases où le corps devient insensible à la souffrance dans diverses opérations où l'Ame est en contemplation.

Les Quatre Eléments

Pendant qu'il était dans sa prosternation, il reçut du créateur les [Quatre puissances divines] nécessaires pour aller opérer contre les quatre régions démoniaques, dont les Chefs manifestaient toute leur malice dans la terre d'Egypte contre Israël. C'était par MOISE que le Créateur avait décidé de manifester sa Gloire et sa Justice. Il lui donna en conséquence les mêmes pouvoirs dont Adam avait été revêtu dans son état de gloire. Ce qui nous confirme que tout homme de désir peut très sincèrement obtenir du Créateur cette quatriple puissance, quoique revêtu d'un corps matériel.

Et avec Enoch (Cohen) cela fera la 2ème citation sur cette vérité.

Investi de ce pouvoir divin, MOISE eu la capacité de prendre avec lui son Frère AARON pour interpréter sa parole et aussi son aide UR pour exécuter ses opérations spirituelles. Le nom d'AARON signifie Homme Elevé en grâce divine et le nom d'UR signifie Feu du Seigneur ou l'esprit de la divinité, et MOISE dit à ses frères « Que la volonté du Seigneur s'accomplisse selon ce qu'il a ordonné pour la délivrance de son Peuple de l'emprisonnement de ses Frères Hébreux par les Egyptiens.

Je ne vous raconterais pas la fuite de l'Egypte ni sa longue errance dans le pays de Canaan, il me semble plus important de conforter ce que je vous ais dit dernièrement sur les dix Commandements.

MOISE et son peuple se trouve au pied du mont Sinaï et il donne à Aaron son frère ses ordres spirituels et temporels en confiant ses Frères Hébreux à sa garde. Tous les Hébreux jurent obéissance à Aaron en l'absence de MOISE.

Celui se met en marche étant sauvé des poursuites des Egyptiens avec Josué pour répondre à l'appel du Créateur. Arrivé au milieu de la Montagne, ils virent l'un et l'autre la Gloire de Dieu ouverte devant eux et MOISE dit à Josué : reste ici car le Créateur me demande seul devant lui ». Au même moment la Nué descend et sépare MOISE et Josué qui ne le revit plus que Quarante jours plus tard. Je vous laisse réfléchir à ce temps.

Lorsque MOISE revint, il portait sur son bras droit les DEUX TABLES DE LA LOI que le créateur avait gravé par son Esprit Saint. En descendant de la Montagne, l'Eternel s'adressa à MOISE en ces mots « Va voir ton peuple qui vient de m'outrager, il est ton peuple et pas le mien ». Arrivé en bas ils virent stupéfait les Hébreux danser avec Aaron autour du VEAU D'OR.

MOISE fut tellement choqué qu'il brisa les deux tables de la Loi et en s'adressant à Aaron : Pourquoi lui dit il ce peuple a-t-il dansé devant un faux Dieu, une représentation arbitraire et idolâtre, et pourquoi ne les as-tu pas contraint dans les bornes spirituelles que j'avais prescrites et dont tu avais le soin. Alors Aaron expliqua ce qu'il avait du accepter pour ne pas être lapidé par ses Frères les Hébreux. Et de cela, il lui fut ordonné de prendre quinze hommes de la tribu de LEVI. Il les partagea en trois groupes de 5 hommes et leur intima ceci : Que ceux qui aiment le créateur prennent à la main le couteau plat, je vous bénis de cette obéissance et : « Que le 1er groupe marche du soleil levant au couchant, le second du soleil levant vers le midi, le troisième du soleil levant vers le nord. Ainsi les Hébreux restant se convertissent à la Loi de MOISE, par ce moyen, le camp d'Israël fut purifié et l'effusion du sang des réprouvés fit trouver grâce aux Hébreux devant l'Eternel.

Cette narration vous fait apercevoir le rapport que ces évènements ont avec ceux qui se sont passés d'ADAM à NOE, depuis NOE jusqu'à ABRAHAM, depuis ABRAHAM jusqu'à la sortie des enfants d'Israël de la terre d'Egypte puis jusqu'à la naissance du CHRIST et le Verbe incarné en lui par le Baptême purificateur du Jourdain. Et vous comprenez mieux le précis du Baptême demandé à tous les Hommes de torrent qui veulent devenir des Hommes de Désir.

MOISE assembla les Hébreux de son peuple qui avait été préservé de la Justice Divine opérée par les Quinze Elus de la tribu de LEVI et bénéficié de la Clémence.

MOISE remonta sur la Montagne du Sinaï pour espérer recevoir du Créateur de nouvelles Tables de la Loi et ses Commandements.

Les Dix Commandements

Sur le plan de la liturgie des Saintes Ecritures, les dix commandements occupent une place centrale dans l'ancien testament. Ils résument la loi de Dieu. Ils sont donnés in extenso à deux reprises : en Exode 20 et Deutéronome 5

Les prophètes ont sans cesse appelé le peuple juif à revenir à ces commandements.

Jésus a commenté, à la manière d'un rabbin juif, les 10 commandements (évangile selon Matthieu chapitre 5). Les dix commandements sont cités à de nombreuses reprises dans le Nouveau Testament ce qui montre bien qu'ils gardent toute leur actualité pour nous.

Pour confirmer ma correction dans mon propos, la synthèse des 10 commandements doit s'apprécier de la façon suivante :

  • Les 4 premiers commandements sont relatifs à notre relation à Dieu,
  • les 6 suivants à notre relation au prochain.

Jésus, interrogé par un rabbin sur ce qu'il pensait être le plus important commandement de la loi, lui répond :

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu... Voici le premier et grand commandement. Et le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi même.

Ce premier grand commandement résume les 4 premiers commandements - 1ère table de la loi relative aux devoirs envers Dieu, le second quant à lui résume les 6 suivants

  • 2è table de la loi relative aux devoirs envers le prochain.

L'amour ne commet pas de tort et va plus loin que l'interdit le commandement.

Première table de la loi relative à Dieu

1. Tu n'auras pas d'autre dieu que moi.

2. Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival : je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu'à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent. Mais j'agis avec amour jusqu'à la millième génération envers ceux qui m'aiment et qui obéissent à mes commandements.

3. Tu n'utiliseras pas le nom de l'Éternel ton Dieu pour tromper ou de manière abusive, car l'Éternel ne laisse pas impuni celui qui utilise son nom pour tromper.

4. Pense à observer le jour du repos (ou sabbat) et fais-en un jour consacré à l'Éternel. Tu travailleras six jours pour faire tout ce que tu as à faire. Mais le septième jour est le jour du repos consacré à l'Éternel, ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui réside chez toi ; car en six jours, l'Éternel a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve, mais le septième jour, il s'est reposé. C'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du sabbat et en a fait un jour qui lui est consacré.

Seconde table de la loi relative au prochain

5. Honore ton père et ta mère afin de jouir d'une longue vie dans le pays que l'Éternel ton Dieu te donne

6. Tu ne commettras pas de meurtre

7. Tu ne commettras pas d'adultère

8. Tu ne commettras pas de vol

9. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain

10. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, tu ne convoiteras ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne.

Voilà un petit résumé qui explique en partie la DOCTRINE de MOISE et pourquoi Jean Baptiste Willermoz ayant été reçu REAUX CROIX dans l'Ordre des Chevaliers Maçons Elus Cohen avait trouvé la réponse à sa question unitaire sur la FOI, l'ESPERANCE et la CHARITE et comment impose ce lien dans une Franche Maçonnerie déchristianisée en ayant abandonné le Voie Abélienne au profit de la Voie Caïnite.

En forme de conclusion, je vous annonce que nous débuterons en 2018 une étude instructive sur la Doctrine de MOISE afin que vous en compreniez le Cortex et que vous puissiez y agréger à partir du Grade de Maitre et Maitre Ecossais de Saint André la Saint les textes du Régime Ecossais Rectifié.

Bien que cela me demandera un peu de travail, je vais associer chaque Chapitre des Leçons de Lyon avec les Chapitres de la Doctrine de MOISE pour mieux montrer les vertus chrétiennes et ses sources invisibles et visibles.

Pour conclure, je vous exprime un extrait de la doctrine de la Loi Divine et la Loi Humaine pour espérer vous faire prendre conscience pourquoi spirituellement, je parle de Maçonnerie Apocryphe et de Maçonnerie Non apocryphe, et en priorité pour que chaque Frère mesure la fracture qui nous sépare de la Maçonnerie Andersonienne et Caïnite que je pourrais symboliser par la fuite des Hébreux et la séparation de la Mer rouge qui confine d'un coté les Egyptiens idolâtres et arbitraires et les Elus du Seigneur fuyant vers Canaan pour espérer retrouver la Miséricorde de l'Eternel.

Autant de preuves, de textes, d'ontologie, anthropologie ne peuvent laisser indifférant les Hommes de Désir que vous voulez être.

On prendra donc soin de distinguer « l'émanation » du premier Adam de la « création matérielle » de ce même Adam, mais cette fois réalisée en punition de son crime et l'introduisant dans le temps, l'espace et l'incarnation grossière de la chair, chair reçue en rançon du péché. Le récit biblique de la Création en six jours, qui porte sur la génération des formes matérielles et la sortie du limon de la créature déchue, est d'ailleurs ainsi expliquée et interprétée par Martinés : « Le nombre de jours, que je donne aux six opérations de la création, ne peuvent appartenir à l'Eternel, qui est un être infini, sans temps, sans bornes et sans étendue, mais ces six jours annoncent la durée et les bornes du cours de cette même matière, c'est-à-dire que cette matière durera six mille ans dans toute sa perfection et, le septième, elle tombera dans un terrible dépérissement, où elle subsistera jusqu'à son entière dissolution. Le nombre septénaire, qui a donné perfection à tout être créé, est le même qui détruira et abolira toutes choses. De même qu'il a opéré dans le principe pour faire subsister tout ce qui existe dans cet univers matériel, de même il opérera à la fin pour la démolition de son ouvrage. Tout se rapprochera de sa fin par gradation et retournera à son premier principe. » (Traité, 227).

Je souhaite rappeler en conclusion le texte sur la Loi Divine et la Loi Humaine :

Ne prétends jamais fils de l'homme, faire comparaison de la force des Lois dont les hommes usent entre eux avec celle que l'Eternel a employée contre toute sa créature spirituelle et temporelle. La Force des Lois que les hommes ont établis entre eux est toute Matérielle et fondée sur les seules conventions humaines. Cela est si vrai qu'elle ne pourrait jamais avoir lieu sans le secours d'un nombre d'hommes proportionné à l'intention du Chef temporel, législateur du peuple qu'il gouverne. Aussi l'exécution de cette force temporelle est loin d'être parfaite et entière, mais la Force de la Loi Divine n'a besoin que de la seule volonté du Créateur pour avoir son accomplissement.

Le Créateur n'a pas besoin d'une Cour divine et encore moins sur l'emploi de cette matière grossière en usage parmi les hommes. Voilà quelle est l'infinie différence de la Force de la Loi divine éternelle et immuable à la force de la Loi humaine qui passe et s'efface aussi promptement que la forme corporelle qui s'efface intangiblement de la surface de la Terre dès que l'Esprit Mineur se sépare de sa forme matérielle.

« La Foi n'a pas besoin de preuve, elle doit même la regarder comme son ennemie. »

PROPOS SUR ORIGENE

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On peut dire que, dans tous les domaines, il marque un moment décisif. C'est lui le fondateur de la science biblique par ses recherches sur les versions de l'Ecriture, par ses commentaires à la fois littéraux et spirituels des deux Testaments. C'est lui qui constitue la première grande synthèse théologique et qui, le premier, de façon méthodique, s'efforce à expliquer le mystère chrétien. Il est l'homme enfin qui a le premier décrit les voies de l'ascension de l'âme vers Dieu et fondé ainsi la théologie spirituelle, si bien que l'on peut se demander dans quelle mesure il n'est pas l'ancêtre du grand mouvement monastique de IVe siècle. (Jean Daniélou, Origène)

INTRODUCTION

Le titre choisi de « propos sur Origène » témoigne dans cette réflexion personnelle d'une volonté particulière, bien en deçà d'un travail exhaustif, exclusivement centré sur l'alexandrin cité, dont certains, de nous bien connus, maîtrisent parfaitement l'œuvre, d'essayer de mieux comprendre les raisons de la soudaine apparition sur la scène initiatique, dans le monde de l'édition, sur certains réseaux sociaux et dans quelques cercles ou cénacles d'initiés, d'un nouveau venu appelé : Origène.

Pour être plus clair et plus direct, que vient donc faire ces derniers temps le dénommé Origène dans les échanges, débats et discussions parfois exacerbées entre les pratiquants du RER au sens large et au plus haut niveau ? Quelles sont les causes mais aussi les conséquences d'un retour en force de cet illustre, très célèbre, peu connu, Alexandrin, vivant il y a un peu moins de 2000, qui s'est imposé avec force jusqu'à laisser des traces visibles connues sous le vocable d'origéniste ?

Est-ce un simple effet de mode, un jeu intellectuel ou un enjeu spirituel ?

De plus, pourquoi ce rappel d'Origène chez les Rectifiés, Martinésistes, Martinistes et autres...déclenche-t-il de telles réactions ? Quel est donc l'enjeu de ce débat entre partisans et détracteurs d'Origène ? Y-a-t'il d'ailleurs un enjeu ? Qu'a donc écrit de si terrible celui qu'on pourrait qualifier de premier Théosophe, ouvrant la voie à la Réforme et à l'aurore naissance de l'illuminisme chrétien ? En quoi son œuvre nous concerne-t-elle autant ?

Ces « Propos sur Origène » vont donc tenter de répondre à ces questions en les ordonnant ainsi « mais en prenant la précaution d'annoncer que la lecture de l'un n'est pas imposée à la lecture de l'autre et chacun en conscience et selon son libre arbitre peut très bien y souscrire ou ne pas y souscrire. D'autant que cet extrait est réducteur eu égard à la richesse de la doctrine d'Origène. »

La création n'est pas une nécessité ni un acte nécessaire, elle n'a été imposée par rien ni par personne. C'est un acte de pleine liberté du Tout Puissant qui fait, dès l'origine, un corps de chair à Adam après sa trahison. Ce dernier ayant commis un péché, après sa création est exclu du Paradis Terrestre, avec sa complice. « La chair est le pivot du salut » écrivait Tertullien en l'an 200. « Mais ce sujet doit être discuté plus impérieusement car avant d'être créé en Adam, l'Esprit supérieur dont il est issu était émané dans un corps glorieux ».

Mais la providence veillait sur ses enfants. Elle en missionna de nombreux depuis la venue au monde de l'humanité pour allumer si nécessaire les flambeaux de l'éternelle vérité qui, bien sûr, ne demande pas mieux que de faire alliance avec l'homme.

Plus près de nous, la sagesse à l'œuvre inspira un traité original et une double rectification nécessaire...par un triple mandatement !

B- UN TRAITE ORIGINAL

Après de nombreuses péripéties et plusieurs éditions fragmentées qui ont fait l'objet d'une impression synthétique en 1862 par celle de« Jacques MATTER Pasteur, fils de l'historien du Gnosticisme et de l'Ecole d'Alexandrie » éditée en 1899 sous le titre du « Traité de la Réintégration des Etres Créés dans leurs Primitives Propriétés, Vertus et Puissances Spirituelles Divines » et reprise en 1974 aux éditions ESOTERICA chez Robert DUMAS.

En 1995, sous la houlette bienfaisante de Robert AMADOU que parut dans une version très commentée au titre modifiée (sic) « Traité sur la Réintégration des Etres dans leur Première Propriété, Vertu et Puissance Spirituelle Divine » et qui ne dit pas pourquoi le mot « Créé » et le mot « Primitive » ont disparu ou ont été changé.

Cet incroyable document avait circulé sous le manteau depuis 1772, sous forme de catéchisme réservé aux émules de l'instigateur de ce traité : Martinés de PASQUALLY. Ce traité n'était pas destiné à être connu du grand public et encore moins destiné à être publié et édité, mais la providence en avait décidé autrement. Ainsi s'ouvre au lecteur incrédule qui a achevé la longue et difficile introduction de Robert Amadou, le texte de Martinés de PASQUALLY rédigé en partie par son deuxième secrétaire Louis Claude de Saint MARTIN, lui-même mais unifié en 6 mois par Jean Jacques du Roy d'HAUTERIVE l'un des 1er Réaux-croix de l'Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l'Univers.

Version Originale 1862 : « Dieu ayant créée pour sa propre gloire, dans son immensité divine, des esprits distincts de lui, pour qu'ils exerçassent le culte que cette Divinité leur avait fixé et prescrit par des lois immuables, des préceptes et des commandements éternels et inaltérables, ces premiers être spirituels créés par Dieu furent tous créées libres et indépendants du Créateur, quant à leur volonté et action spirituelle ».

Version modifiée 1995 « Avant le temps, Dieu émana des êtres spirituels pour sa propre gloire, dans son immensité Divine. Ces êtres avaient à exercer un culte que la divinité leur avait fixé par des lois, des préceptes et des commandements éternels. Ils étaient donc libres et distincts du Créateur ; et l'on ne peut leur refuser le libre arbitre avec lequel ils ont été émanés sans détruire en eux la faculté, la propriété, la vertu spirituelle et personnelle qui leur était nécessaires pour opérer. »

Et le fondateur des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l'Univers va nous détailler, expliquer et démontrer une création de l'homme et de l'univers bien différente de celle proposée par les autorités religieuses judéo-chrétiennes. Pour appuyer et donner force à ce texte, le schéma appelé « Figure universelle » y sera joint.

Ce simple document illustre autant la chute que le retour, bouscule l'ordre établi et remet en cause tout ce qui avait été dit, lu et entendu comme étant l'unique vérité.

Ce Traité, base des rituels pratiqués par les Elus Coëns posait pourtant, depuis ses premières éditions, un problème majeur et de taille. Si l'on ne savait rien ou presque rien de son auteur, il en était de même concernant la source originale de ce texte.

Pour mémoire, les éditions de Robert DUMAS en 1974 ont mis en comparaison l'édition de 1862 de MATTER et celle de 1899 afin de voir les modifications pratiquées (sic), ce volume unique dans la collection ESOTERICA de 1974 fait 578 pages, celui de 1995 avec la préface de Robert AMADOU fait 404 pages sans les annexes des références.

L'origine restait mystérieuse et inconnue bien que nous connaissons depuis peu l'origine de son historique maçonnique par la découverte de la Patente que son Père lui remis et qui dit ceci en substance :

ù Par le pouvoir du Grand Architecte de l'Univers et de Charles STUARD Roi d'Ecosse, d'Irlande et d'Angleterre, Grand Maître de toutes les loges répandues sur la surface de la Terre, la Loge de STUARD, constituée dans la Province d'Aix en Provence le 20 mai 1738, en vertu de notre Pouvoir et autorité, nous Grand Maître avons confié à notre Respectable Maître de la loge, Dom Martinés de PASQUALLY, Ecuyer et âgé de 67 ans, natif de la Ville d'ALICANTE en Espagne. Nous Grand Maître de la loge de STUARD donnons ordre à notre Député Grand Maître de diriger tous nos ouvrages et ceux du Franc Maçon Joachim Dom Martinés de PASQUALLIS son fils aîné âgé de28 ans et natif de la ville de GRENOBLE en France et que cette constitution et patente, il la lui remette dans la forme ordinaire avant sa mort ou sa bonne volonté afin qu'il puisse jouir et se servir de son Droit et Pouvoir ; ayant publié cette constitution et patente de Grand Maître de la loge de STUARD le 20 mai 1738 dans la Grande Loge de l'Orient donné et remis ; la dite constitution entre les mains du dit Franc Maçon le 29 juin 1738. (Extrait de l'Acte officiel).ù

Tout s'éclaire par cet acte dont l'origine est certifiée, nous découvrons que le père de Martinés de PASQUALLY est d'origine Espagnole et pas portugaise comme cela été dit et écrit et que celui que nous connaissons comme l'initiateur de la doctrine des Elus Coëns est né en France à GRENOBLE et qu'il porte sur le plan civil le nom de Jacques LORYON associé au nom théosophique de son Père.

Vu la datation portée sur l'original, il est précisé que Dom Martinés père avait 67 ans, que son fils de son vrai nom Jacques LORYON né à Grenoble avait 28 ans lors de la rédaction du document rédigé le 29 juin 1738. Ce qui prouve que Jacques LORYON qui se faisait appeler du patronyme de son père Martinés de PASQUALLY de la Tour de la Case est bien né en 1710 en France.

Pour convaincre la noblesse et les origines ne permettant que le titre d'Ecuyer car il fallait être noble en ces temps pour devenir Chevalier, présenter le patronyme du Père était plus chevaleresque.

Ce qui contrarie fortement l'affirmation que LORYON né de PASQUALLY son Père était un juif reconverti (marrane) puisque son Père pour recevoir cette patente du Roi STUARD ne pouvait qu'être un pieux catholique ayant œuvré à la prééminence du Roi lui-même.

Cette fabulation ontologique vient très certainement que pour accepter la nouvelle lecture de l'Ancien Testament, les théologiens ou savant de l'époque ont avancé cette idée pour expliquer ce qu'un catholique avait du mal à comprendre et qu'un juif converti était pour eux plus à même de le faire (sic).

C - UNE DOUBLE RECTIFICATION NECESSAIRE

La première rectification qui va presque s'imposer d'elle-même c'est celle de la création du Rectifié et de son Régime par Jean Baptiste WILLERMOZ en 1778 et 1782, lors des deux convents, celui des GAULES et celui de WILHELMSBAD.

En 1767, Jean Baptiste WILLERMOZ, Maçon dans l'âme et toujours déçu par l'absence de réalité des grades que la Franc Maçonnerie distribue, est reçu par Martinés de PASQUALLY, lui-même, au sein de l'Ordre Coën dans son Temple de Versailles qui se prénomme le Grand Tribunal Souverain. Cette initiation en théurgie opérative et cérémonielle va marquer pour toujours le Lyonnais qui restera proche de Martinés de PASQUALLY en participant à l'ouverture de nombreux temples, de type Cohens.

Mais en 1772, le chef spirituel des Elus Coën part pour Saint Domingue et ce départ sans retour va imposer à Jean Baptiste WILLERMOZ de passer à l'action. Pendant deux ans, il va, avec Saint Martin et J.J. d'HAUTERIVE, élaborer un programme d'instruction pour les Elus Coën.

En fait ce programme connu sous le vocable « des Leçons de Lyon » va poser les bases du Rectifié en christianisant le texte du Traité, en imprimant le sceau de la Croix du Réparateur là où elle n'était pas.

Et ce Rite Ecossais Rectifié va ainsi intégrer les éléments présents dans le Traité, en « épurant et purifiant » certains, nous faisant passer ainsi d'un Traité à la Doctrine de la Réintégration, conservée par ce qu'il convient d'appeler le « Haut et Saint Ordre ».

La deuxième rectification, plus près de nous, est celle qui va intervenir dans le monde de l'édition maçonnique initiatique au sens large en 2006. Cette rectification, c'est la publication d'un livre intitulé « le Martinisme, l'enseignement secret des Maîtres » le 23/03/2006 par Jean Marc VIVENZA. Pendant 270 pages, l'auteur va nous préciser un certain nombre de concepts, expliquer des termes parfois obscurs ou un peu abscons. Plusieurs appendices nous livrent de nombreuses analyses philosophiques, métaphysiques, ontologiques, et initiatiques, du plus grand intérêt pour les cherchant et à tous les grades...

Pourtant le point d'orgue de ce véritable chef d'œuvre de la pensée illuministe contemporaine se situe entre les pages 206 et 210.

Là, pour la première fois, depuis 250 ans le voile se lève sur le mystère de l'origine du Traité et donc, sur l'origine des racines du Rectifié et de la source commune aux 2...on peut ainsi lire

Page. 206 :

« Un seul Père, Origène, hautement loué à sa mort, semble défendre en de nombreux points et à plusieurs égards, des positions voisines de Martinés. Il appert donc à l'examen que la doctrine de Martinés relève d'une très étroite parenté avec l'Origénisme, et peut même être regardé comme l'une de ses formulations depuis le 18ème siècle les plus fidèles et les plus abouties ... »

Voilà une lecture qui bouleverse les études conventionnelles ou maçonniques sur le Régime Ecossais Rectifié, chacun en tirera sa conclusion! Et confirmer son caractère de voie de réalisation pleine et entière, caractère non apocryphe, du fait de sa nature spirituelle chrétienne et parce qu'il est « le détenteur de la Sainte Doctrine, héritier de la filiation du Haut et Saint Ordre »...

Ce rite est donc bien « la science de l'Homme », dans lequel son rédacteur de génie, par une douce propédeutique, va transférer les éléments du Temple à L'Homme, qui est invité à passer du Porche au Sanctuaire ! Difficile de faire mieux, en Maçonnerie : tout est là !

A ce stade de nos propos, se pose alors et enfin la question centrale et attendue : qui était Origène et qu'en est-¬il de cette doctrine, qui a tant fait parler d'elle et couler beaucoup d'encre ? Quels sont ces éléments communs qualifiés d'hérétiques par certains et tant respectés par d'autres ? Quelle est donc, en fait, cette « pensée universelle et intemporelle » qui a bien plus que 2000 ans ?

II) ORIGENE

A L'ECOLE D'ALEXANDRIE

C'est en 180, après la naissance de notre Divin Réparateur, que Pantène, le Patriarche de la ville d'Alexandrie, en Egypte, aux bords de la Méditerranée, va mettre en place et instituer une école théologique, connue sous le nom d'école d'Alexandrie. Vont s'y agréger pendant 300 ans, des Pères de l'Eglise, des penseurs, des philosophes des mathématiciens, et des théologiens.

Le centre de l'école était bien situé à Alexandrie mais recouvrait plusieurs courants de pensée centrés sur l'étude de la Bible, des Evangiles, sur la vie du Christ, de sa naissance virginale à sa Résurrection et le Christianisme primitif donc !

L'influence marquante de ces penseurs sera qualifiée de Néo-platonisme, croisement réussi de la pensée Occidentale et Orientale, développement par des philosophes théologiens non Occidentaux de la pensée de Platon, qui tentaient de concilier sa philosophie avec certains courants de la spiritualité Orientale.

Le 1er Alexandrin qui va s'imposer dans cette école c'est Clément d'Alexandrie. Son successeur sera Origène, entre l'An 220 et 250, dont le 1er disciple, St Grégoire de NYSSE qui, professant la même doctrine sans être condamné, passera à la postérité en nous transmettant entre autre, une éblouissante Homélie sur le « Cantique des Cantiques », transformant ce texte, d'un vague soupir amoureux en un incroyable envol mystique et métaphysique digne du voyage de la Simorgh du célèbre Illuminé Iranien : Sohrawardi.

B LA DOCTRINE D'ORIGENE

L'œuvre d'Origène est considérable : Commentaires sur l'Ecriture Sainte, Exégèses, Homélies, Controverses, Apologies, Exhortations mais c'est dans le Péri Archon , traduit par «Traité des Principes », qu' Origène soutiendra, comme le fait Martinés dans le Traité, que la Création ne relève pas d'une libre décision mais fut le résultat et la conséquence d'un bouleversement négatif survenu dans le monde Divin puisque tous les êtres matériels sont des substances intellectuelles déchues..

« Les Ames, à cause de l'excessive déchéance de leur intelligence, ont été enfermées dans des corps épais et compact : c'est pour elles, à qui cela était désormais nécessaire, que ce monde visible a été créé » Origène affirme donc en l'an 230 qu'il existait un monde spirituel dans lequel Dieu avait émané des Ames ; que ces Ames avaient fauté ; que par nécessité , il fallait les éloigner et les chasser en les enfermant dans un monde matériel , créé à cet effet qu'Adam sera lui-même pourvu d'un corps de matière et recouvert de peau. »

Pour Origène, la création est un acte d'amour pour donner une 2ème chance à sa créature qui devra chercher le chemin du retour, à son origine mais c'est un acte d'Amour qui suit une nécessité et non pas un acte gratuit ! La nécessité a fait force de loi, en quelque sorte. C'est ce que disent et écrivent, très exactement, Martinés de PASQUALLY, dans un incroyable flot de précisions très détaillées, forçant l'admiration mais aussi Jean Baptiste WILLERMOZ par « l'union incompréhensible du corps-âme-esprit.

Et c'est à quoi vont s'opposer avec toute l'énergie possible toutes les églises, diverses et variées !

Pour Origène, c'est la création qui est une chute, une descente « un mouvement descendant du supérieur vers l'inférieur » Les Ames fautives se sont « refroidies », se sont matérialisées. Elles ont reçues un corps en dégénérant, en changeant d'état. Elles ont fauté et « Dieu fit à l'Homme et à la femme des tuniques de peau » Genèse 3/21.

Certains Etres Spirituels émanés sont aujourd'hui prisonniers de ces corps grossiers, finis et limités.

Pour Origène encore « les Ames abandonneront les corps qu'elles avaient assumés et dont elles avaient été revêtues. L'état final sera donc incorporel. Toute la matière sera abolie. La création toute entière sera libérée de la servitude matière » C'est ce que Martinés nomme réintégration finale et Willermoz développe individuellement dans sa formule « ascendit unus»...parfaite identité de points de vue, d'analyse et de conclusions...

Mais d'où Origène, lui-même, tenait-il cet enseignement, cette doctrine, cette incroyable proposition ?

Proposition personnelle issue de son imagination ?...pas du tout !!!

C'est dans l'étude des textes de la Bible, ancien et nouveau Testament que Origène, déjà influencé par Platon (monde des idées, et migrations des âmes, par ex ;) va véritablement mettre en lumière l'Ecriture par une méthode bien spécifique : s'il y a un monde de la chair et du corps, il y a aussi un monde spirituel et donc plusieurs niveaux de lecture ; sens et interprétations littérales, allégoriques, spirituels, mystiques. Cette manière de lire pour découvrir la perle cachée du texte, que Origène va utiliser pour illuminer l'Ecriture est aussi son 2ème legs : une redécouverte des textes et une méthode Initiatique, qui n'a besoin d'aucun code pour protéger ses documents, ou ses Rituels et c'est en opérant ainsi que Origène, à la lecture de la fondation du monde chez Mathieu, Luc et Jean, va inscrire sa doctrine, Doctrine d'émanation, et de Réintégration.

Ce 2ème legs, cette méthode de lecture, sera logiquement complété par un 3ème : la conviction d'une réalité d'un Christianisme transcendant, d'un Christianisme Intérieur ; Intime ; ce sera les bases de l'Interne Saint Martinien, de la Voie Interne de Saint Martin !

On comprend mieux alors, toute l'importance de cette mise à jour, de ce retour d'Origène pour les cherchant du Rectifié bien que Origène ait été mis en cause, et condamné depuis 325 jusqu'à aujourd'hui !

C - ORIGENISME

Des 325, le concile de Nicée en posant les bases dogmatiques de la croyance, de la Foi catholique, de la lecture ecclésiale des textes va condamner de fait la doctrine d'Origène .Mais c'est surtout en 553, au concile de Constantinople qu'une grande partie de cette doctrine est qualifiée d'hérétique en 15 anathématisme, sans appel !

Il faudra attendre 1965 et Vatican II pour qu'Origène soit réhabilité en partie et attendre que des Hommes de grandes qualités, comme le Cardinal Daniélou reprennent à leur compte les écrits de l'Alexandrin. Pourtant, aujourd'hui encore, l'église et surtout ses défenseurs, Occidentaux et Orientaux, refuse l'idée centrale d'une émanation précédant la création, conséquence d'une révolte des 1ers pervers et d'Adam, émancipé puis éjecté, ayant prévariqué par orgueil et désobéissance, dans la matière corruptible de corruption.

C'est pourtant cette idée centrale d'une matière destinée à disparaître, sans aucune chance d'être spiritualisée, qui va présider à l'élaboration du Traité et du Rectifié. L'Homme est assigné à résidence et va devoir opérer un culte différent de celui d'Adam :

Expiation, purification, réconciliation et sanctification...

Tels sont les 4 temps de l'œuvre, pour les Hommes et Femmes de Désir, emprisonnés dans la création, délimitée par l'Axe Feu Central.

Le débat anti-origéniste contemporain n'est pas nouveau. Jacques Merlin, grand pénitencier de Notre Dame de Paris, publia une Apologie d'Origène en 1512.

La faculté de théologie tenta en vain, de 1522 à 1527, de faire condamner cette Apologie. Elle soutiendra alors un ouvrage qui attaquait et dénonçait Jacques Merlin comme un hérétique lui aussi !

La question qui se pose aujourd'hui, à la lumière de ces éclairages sur Origène et son omniprésence dans le Traité et dans le Rectifié, puisqu'il y a de grandes chances que Jean Baptiste Willermoz ait lu une traduction de ses œuvres complètes, est la suivante : comment concilier l'appartenance à une Eglise et la pratique de ses dogmes imposées, avec l'appartenance au RER ?

Et si on pousse la logique, comment concilier la pratique Martiniste issue de Saint Martin avec l'Eglise, puisque tout l'Illuminisme, Jacob Boehme, Saint Martin et bien d'autres sont en fait des « continuateurs et des développeurs » de la pensée D'Origène, que l'Eglise rejette ? Voilà peut-être ce qui divise ! Saint Martin, bouleversé par la lecture de Jacob Boehme n'est-il pas l'inventeur, le découvreur de la voie Interne, issue directement du Christianisme Intérieur d'Origène, l'hérétique ? et plus particulièrement de Mysterium Magnum : « La lumière de la seconde naissance ne porte pas uniquement sur Dieu. Autant et davantage peut-être, elle porte sur la nature. Dieu se révélant à l'Ame, lui révèle en même temps sa propre révélation dans la nature, et l'Ame régénérée acquiert ainsi la faculté de le voir dans le monde, présent et s'expriment dans le sensible. La renaissance, la seconde naissance, la naissance spirituelle, la naissance de l'esprit dans l'Ame, tous ces termes sont, en effet, à peu près équivalents, transforme l'être tout entier. L'esprit pénètre dans la chair, la vivifie, transforme et vivifie les sens et les rend à leur destination première : êtres des organes et des serviteurs de l'esprit. Pour parvenir à cette seconde naissance, pour vivifier et réveiller en soi cette étincelle divine qui vient de Dieu, il faut « mourir » au monde et à soi-même ».

Ne faut-¬il pas être logique, et en accord avec soi-même ? Surtout en relisant Joseph de Maistre : « La vraie religion naquit le jour que naquirent les jours » et Eckartshausen, le père de l'Eglise intérieure « Dans notre Sanctuaire, qui est le plus intérieur, tous les mystères de l'Esprit et de la Vérité y sont conservés purement...ce Sanctuaire est invisible ».

Ce discours intéressant est une ouverture sur l'étude de la doctrine du Régime Ecossais Rectifié, mais aussi de la Théosophie de Pasqually et Saint Martin et chaque Homme de DESIR ou Femme de DESIR qui veut se nourrir de ces facultés extraordinairement novatrices puisque à contre-courant du dogme chrétien tout en respectant son origine divine.