24 - MODESTIE ET HUMILITEE

Je veux commencer mon propos par une phrase qui résume trop bien l'état du monde profane qui nous entoure : « L'Abandon des Valeurs Morales a dénaturé voir infecté les actions de la Société Civile ». Notre Code Maçonnique commence par : « Nul ordre, nulle société ne peut exister sans lois. L'exécution de ces lois assure la prospérité de la société; leur oubli ou leur infraction en amène la décadence et la ruine ».

A l'énoncé de ces mots très forts, nous constatons combien il est difficile pour chacun d'entre nous de venir en loge de saint jean pour se mettre en état de se rectifier.

Perfection et imperfection, ce contraste qui fait la valeur comparée des créatures, se retrouve dans l'existence intime de tout être où il introduit un mélange de beauté et de laideur, un antagonisme perpétuel entre deux forces opposées ; la force de construction et la force de destruction, chez les vivants la lutte entre la vie et la mort, chez tous la présence simultanée du bien et du mal.

Je vais donc vous reparler des Quatre Temps du Mineur Spirituel sous un angle un peu différent mais nécessaire pour trouver le chemin de la Réintégration espérée et ce message en son essence est un langage d'amour même si certains mots peuvent paraitre difficiles.

L'EXPIATION

S'engager dans une forme d'Expiation anthropologique et ontologique en se demandant qu'a-t-on fait de si grave dans sa vie profane qui nous demande selon la signification littérale étant la Souffrance imposée ou acceptée à la suite d'une faute et considérée comme un remède ou une purification. Et comment accepter notre humanité entachée de cette fameuse prévarication reçut en héritage et dont pour la plupart nous n'avons que très peu d'information.

Soit parce que nous sommes chrétiens par le baptême certes mais non pratiquant ou bien chrétien très pratiquant. Dans les deux cas cités, aucun statut réel ne répond à la philosophie chrétienne paraphrasée par la « Foi, l'Espérance et la Charité ».

Cette affirmation peut en surprendre plus d'un mais je vais vous en donner les raisons théologiques.

La Foi n'est pas une récompense ou un élément que chaque être peut s'approprier, la Foi nous est donné par Dieu et l'homme n'a pas le pouvoir de se la procurer sous une autre forme. Donc, la Vertu de la Foi est une grâce ou une bénédiction de celui qui nous a créé et les vertus théologales sont trois en UN.

L'Espérance est la Révélation donnée par Jésus Christ par sa naissance divine, sa vie, sa mort et sa résurrection. Sa dimension provient des vertus théologales.

La Charité offre l'amour de Dieu par le Saint Esprit et ces trois vertus sont un « habitus » selon les textes théologiques.

En résumé, lorsque le Frère vient prêter serment, il quémande par l'esprit signifié par le Compas sur son cœur la grâce divine du Père, du Fils et du Saint Esprit et par son engagement et son comportement de Nouvel Homme, il peut espérer être reconnu comme tel.

Mais sachez que la lumière du Christ est trop forte pour que l'homme la regarde alors il doit passer comme le Crédo [Formule contenant les articles fondamentaux d'une foi religieuse] par une multitude de vérités préliminaires données par Dieu. Et la Conversion par l'Évangile en est un des critères bibliques de la Loi nouvelle.

Chacun doit prendre conscience que nous vivons dans un monde de mot, de communication ou nos sens et nos certitudes s'opposent à la véritable vérité de conscience qui nous demande d'agir dans la « délibération » pour éviter d'en faire trop ou pas assez. Pratiquez la Foi, l'Espérance et la Charité sans la MODESTIE est un leurre, une aberration, une contre nature. D'ailleurs le mot qui répond à la Modestie est l'Humilité et qui s'explique comme un sentiment de sa propre insuffisance qui pousse à réprimer tout mouvement d'orgueil ».

Et cette transformation est difficile, prégnante, contraignante pourrait-on ajouter car les Codes du monde profane ne sont pas les Codes du monde spirituel et où beaucoup s'exclame en parlant de maxime théorique, de métaphore impossible, à tels points que certains à peine rentrés dans le Temple continue de nous parler du monde externe et oublie de couper le son comme il oublie de couper le téléphone mobile outil devenu le centre de l'humain à croire que le mobile fournit même l'air que l'on respire et l'éteindre nous empêche de respirer.

Et bien, je vous le confirme, laisser son mobile allumé vous empêche de respirer non pas sur le plan physique mais bien sur le plan mental et philosophique. Avoir besoin de sa connexion artificielle nous fait croire que l'on est indispensable, utile, important car on nous appelle pour tout et rien. Alors que couper son téléphone avant de rentrer dans le Temple, c'est sortir de sa dimension terrestre et profane pour entrer dans sa dimension intime et spirituelle pour regarder vers l'intérieur dans le noyau et fermer la porte de l'extérieur sur l'écorce. Je vous en ai parlé il y a quelque temps, quitter la route large dénaturée pour vous engager sur la route étroite de la lumière qui sommeille en nous.

LA PURIFICATION

Sans ce travail indispensable, la période de Purification ne peut pas s'ouvrir dans votre état de conscience mental si vous n'avez pas allumé les Codes Spirituels.

La MODESTIE ou l'HUMILITEE sont encore là pour nous aider et nous conseiller vers le haut et non vers le bas.

La lecture des introductions de chaque Rituel grade par grade vous apporte dans les instructions, la transmission théologique de ce que veut dire « FOI, ESPERANCE ET CHARITE » mais dans le mode actif et non passif.

Instruit du nouveau vocabulaire qui vous encourage par « Portez parmi les autres Hommes, les vertus dont vous avez juré de donner l'exemple », votre serment compas sur le cœur et main droite sur l'Évangile de Saint Jean doit vous entrainer à « Chercher, Persévérer, Souffrir » inlassablement ce que vous devez améliorer en vous à défaut de le purifier. Ce serment est censé unir en chacun d'entre nous la raison à la Foi pour découvrir les vérités du Crédo, Le Dieu dont la raison démontre l'existence, la Foi en révèle les attributs. Et la croyance à l'existence de Dieu est vraiment la pierre angulaire de la vie au monde. C'est d'ailleurs une croyance universelle. Et cet accord de tous les peuples à tous les âges, fait de l'athéisme une exception aussi néfaste qu'absurde. Chacun d'entre nous lors de sa réception reçoit une transformation métaphysique, une véritable mutation de sa conscience part les voyages, les épreuves, et l'éclat de la lumière qui lui est redonnée lorsque le voile de l'iniquité tombe et libère son regard vers cette lumière qu'il a perdu et qui lui est redonnée « Sic Transit Gloria Mundi »

Et comprenez notre peine et incompréhension fraternelle quand les travaux demandés à chacun d'entre vous ne sont pas proposés ou bien empêchés par des considérations profanes qui vous bloquent dans votre spiritualité et qui vous nuisent au lieu de vous élever. Travailler le sujet proposé, l'écrire, le lire devant ces Frères est le 1er signe de la purification. La Vérité est la manifestation de ce qui est. Elle se trouve donc dans l'intelligence et dans chaque être. Pour mémoire, les philosophes païens appelaient Dieu « LE GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS ». Aristote écrit : Celui en qui se trouve le maximum d'être et le maximum de vrai, est la cause de tout être et de tout vrai.

LA RECONCILIATION

Et comment un homme peut-il espérer se Réconcilier avec lui-même et son créateur s'il n'adhère pas dans la MODESTIE avec les deux premiers principes du Mineur Spirituel.

Comment si vous pensez que le simple fait d'être spectateur suffit à rassembler tout ce qui est épars dans votre Temple intérieur étant le résultat de la chute adamique dont nous sommes les héritiers directs, et chacun se perdra dans le labyrinthe de la vie profane et sera confronté inexorablement à une confusion permanente où l'éternel ne pourra pas vous porter, étant corrompu par votre aveuglement terrestre.

Ainsi fracturé entre la puissance de la vie divine qui est en chacun de nous en tant qu'âme émanée de la divinité et notre corps grossier aux appétits binaires ou animales dans lequel il est enfermé, un corps qui est soumis à la dégradation et à la mort et dont vous devez apprendre à vous détacher, à vous en dépendre, en prenant conscience que cette enveloppe de chair déterminée par les ténèbres de la matière, placée sous l'emprise inexorable du novénaire qui est une loi de limitation arithmosophique et ontologique propre à la vie terrestre, est destinée par la loi de dissolution à la corruption et à la mort.

La loi spirituelle qui nous est offerte lorsque nous sommes à genoux devant l'autel d'Orient est censée réunir en nous la Sainte Trinité, du Père, du Fils et du Saint Esprit par les trois coups de maillet portés par le VM. Parce que les éléments dont nous sommes constitués de toute corporisation quelconque ont été primitivement renfermés dans le Chaos au moment de son explosion et par le ministère des agents secondaires qui y ont inséré un Principe de vie passive. Ils sont devenus les trois éléments de la Matière : « Feu, Eau et Terre » ayant une destination future que l'homme a anticipée. Voilà les ténèbres qui proviennent de la Matière et ne sont point dans aucun cas une Lumière, car tout esprit Bon ou Mauvais porte avec lui sa propre lumière tant qu'il n'est point incorporisé dans la Matière où il la perd, ce qui expose l'homme égaré ou mal instruit à tant d'erreurs et de méprises dans ses pensées et visions terrestres.

Ainsi dans le dernier Phénix sur la Science de l'homme quand on parle des ténèbres qui obscurcissent notre intelligence de chacun de nous, on veut parler des Ténèbres et de notre entêtement ternaire en pensant que nous ne sommes pas les producteurs de nos propres turpitudes profanes et nullement de ce qu'on entend vulgairement par « Ténèbres » ou « Lumière ». Alors ne regardez pas autour de vous pour chercher la cause de vos souffrances mais bien à l'intérieur de vous pour en mesurer la corruption et le travail d'Expiation, de Purification et de Réconciliation que vous devez faire chaque jour.

Tel est le spectacle permanent de « l'Histoire » où, pour des folies irrépressibles et des motivations grégaires, des générations d'êtres ont embrassé, ou ont été contraints de le faire, emportés par des enivrements délirants, des orgueils, des désirs de conquêtes, des vanités outrancières, des causes toutes plus absurdes les unes que les autres, se livrant à des combats sans objet réel au final, au seul motif réel d'assouvir des instincts irraisonnables et totalement irraisonnés.

Voilà notre humaine condition, l'héritage de la lamentable succession des générations qui, à chaque période temporelle, reproduisent les mêmes erreurs, retombent dans les identiques égarements, s'engouffrent dans les comparables folies, comme si rien, strictement rien, n'était en mesure de servir de leçon, la puissance de l'oubli conjuguée à l'ivresse irraisonnable reproduisant en conséquence les désastres qui constituent les funèbres bornes d'un long et immense fleuve mortifère.

Et ce qui est valable à titre collectif, l'est pareillement pour l'individu, l'exemple des pères n'étant d'aucune utilité pour guérir l'inconduite des fils, ces derniers retombant inexorablement, toujours et encore, dans les vices antédiluviens, avec une impressionnante régularité métronomique, comme si une loi d'airain dominait sans partage sur les consciences, les ramenant aux mêmes égarements en les faisant embrasser avec une rare insistance l'erreur et le mensonge, ouvrant sous leurs pas les identiques pièges multiséculaires qui s'étaient ouverts déjà auparavant sous ceux de leurs ancêtres, Jacques Bénigne Bossuet (1627-1704), ayant fort justement écrit sur ce point - sentence qui a été reprise et de nombreuses fois paraphrasée-, mais qu'il n'est pas inutile de citer dans sa version originale car elle fait apparaître, y compris par faiblesse et lâcheté, le consentement aux causes qui aboutissent aux lamentations devant les terribles désastres consécutifs aux enténèbrements des esprits : « Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ?quand on l'approuve et qu'on y souscrit, quoique ce soit avec répugnance.»(Histoires des variations des églises protestantes J.B Bossuet 1921)

Il ne s'agit pas seulement de savoir comment un sujet simple est capable de telles et si soudaines variétés, mais bien d'expliquer comment un sujet simple peut réunir des oppositions simultanées, comment peut-il aimer à la fois le Bien et le Mal ; aimer et haïr le même objet, la même personne, vouloir et ne pas vouloir.

L'idée des deux puissances distinctes est depuis l'origine disait Origène : « La Chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit. »(Galates, V, 17) et on doit s'entendre sur la chair proprement dite ; mais cette âme, qui est réellement l'âme de la chair ; car disent-ils nous en avons deux, l'une bonne et céleste, l'autre inférieure et terrestre ; c'est de celle-ci qu'il a été dit que ses œuvres sont évidentes et nous croyons que cette âme de la chair réside dans le sang. « Qu'est-ce en effet que cette puissance qui contrarie l'homme, ou, pour mieux dire, sa conscience ? Qu'est-ce que cette puissance qui n'est pas lui, ou tout lui ? Est-elle matérielle comme la pierre ou le bois ? dans ce cas, elle ne pense ni ne sent, et, par conséquent, elle ne peut avoir la puissance de troubler l'esprit dans ses opérations. J'écoute avec respect et terreur toutes les menaces faites à la chair; mais je demande ce que c'est et l'Écriture sainte est sur ce point tout à fait d'accord avec la philosophie antique et moderne, puisqu'elle nous apprend :

"Que l'homme est double dans ses voies, et que la parole de Dieu est une épée vivante qui pénètre jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, et discerne la pensée du sentiment.

Et je vous confirme que le Rite Ecossais Rectifié vous enseigne ce que chacun doit faire dans son grade. Le troisième temps du Mineur qui est La réconciliation vient de Dieu et nous conduit par la porte étroite de la repentance vers les grandes étendues de la vie réconciliée. » Cette citation du texte final du rassemblement œcuménique indique les trois pôles d'un triangle: Dieu, « Je », les autres. Triangle qui résume le sens de la réconciliation. Dieu est celui qui vient et apporte la réconciliation: il frappe à notre porte. La réconciliation est d'abord une grâce de Dieu. L'entendre et lui ouvrir la porte conduit à la communion avec lui. Mais il faut le vouloir librement ; la conversion est nécessaire. Par la foi et la prière, je me réconcilie avec Dieu, avec moi-même et avec les autres. La réconciliation dépend de la liberté de chacun.

Puis, dans un même mouvement la présence réconciliatrice de Dieu m'envoie vers les autres, vers tous, sans exclusion, vers la nature aussi, pour leur faire part de mon expérience de fils et de filles aimés de Dieu.

LA SANCTIFICATION

Alors en forme de conclusion emprunte d'HUMILITEE et de MODESTIE car il y aurait tellement encore beaucoup à dire, et je ne vous parle pas de la Sanctification, car le quatrième temps du Mineur Spirituel peut s'espérer dans le quatrième grade sous la réserve d'avoir réalisé le travail ternaire au préalable.

Si l'homme intérieur est constitué d'un esprit et d'une âme, on peut faire de l'esprit le mâle et de l'âme la femelle. Si ces deux élément s'entendent et s'accordent entre eux, par leur union ils croissent et multiplient. Autrement dit, ayant maitrisé le sens de la chair, ils l'inclinent à de bons desseins et ils le dominent en ne tolérant aucune insurrection de la chair contre la volonté de l'esprit. Si donc l'âme est unie à l'Esprit, s'écarte des plaisirs corporels et se porte aux jouissances de la chair, alors n'obéissant plus aux avertissements de l'esprit, cette âme souillée ne peut pas croitre ni multiplier en « esprit et vérité ».

Alors, MBAFS, de grâce soyez attentif au texte qui vous sont offert, apprenez les, comprenez les, tel que la Sainte Bible sur l'autel d'Orient qui n'est pas un emblème mais la Loi qui fut conservée au sein du Temple en son Sanctuaire, et rappelons-nous le sacrifice du divin réparateur, le Christ Jésus fils de l'éternel et dont nous sommes les Frères ternaires et qui a été trahis par ceux-là même qui devaient le soutenir dans le jardin de Gethsémani.

L'histoire nous dit : « II se lève pour aller vers ses disciples qu'il trouve endormis si près de lui. Il vient se prosterner une seconde fois, accablé de la même tristesse, éprouvant la même répugnance, formant la même demande, mais soumettant de même sa volonté à la volonté de Dieu. II retourne vers ses disciples qu'il trouve dans le même état, et revenant se prosterner pour la troisième fois, il fait la même prière. Il forme le même désir et se soumet avec la même résignation. Ses forces humaines sont épuisées par de si grands efforts, une sueur de sang couvre son corps et découle jusqu'à terre; mais le sacrifice de sa volonté, de cette volonté si active, si puissante dans l'homme pur est accepté; et un ange lui est envoyé pour le consoler, pour le fortifier.

Cette descente de l'ange, ce secours céleste qui lui est envoyé ne prouvent-ils pas évidemment que dans ce terrible combat, l'humanité seule agissait pour en supporter le poids, et que la puissance divine de Jésus-Christ en était alors comme séparée. » (Réf: Willermoz, Le Traité des deux natures). » C'est donc la Sainte trinité toute entière qui d'un bout à l'autre de nos réceptions mène cette œuvre de création. Chacune des trois personnes apporte à la collaboration commune, son caractère et sa personnalité. Le Père qui est le principe déploie la Puissance productive de l'être ; le Fils qui est le Verbe ou la Pensée, imprime la forme convenable et les dispositions

harmonieuses ; l'Esprit-Saint, qui est l'Amour, fournit cette parcelle de bien qui entre dans chacun de nous et que nous porterons toujours en nous au sein de notre existence. De la sorte, grâce à ce serment, toute créature est comme marquée d'un vestige de la Sainte Trinité, telle une œuvre d'art qui porte l'empreinte du génie de son auteur, et se passe de toute autre signature. Voilà ce que chacun reçoit dans la Modestie et l'Humilité.

C'est dans le Nouveau Testament que Jésus Christ, le Verbe de Dieu nous apporte la Révélation claire et précise de la distinction des trois personnes en DIEU et leur unité de nature. La Vierge Marie apprend au jour de l'Annonciation, que l'Esprit Saint viendra en elle et quelle mettra au monde le Fils de Dieu.

Joseph connait de même par un Ange que sa virginale épouse enfantera un Fils né du Saint Esprit et à qui on donnera le nom d'Emmanuel « Dieu est avec nous ».

Au seuil de sa vie publique, quand Jésus fait homme reçoit le baptême de Jean Baptiste, le Père céleste fait entendre ces paroles : Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui je me suis complu et l'Esprit Saint se montre sous la forme d'une Colombe.

La transmutation vient de s'accomplir, Jésus Homme est devenu Christ Dieu par le Verbe incarné en lui. Il n'est plus Jésus le juif mais Christ Fils de Dieu annonçant la Nouvelle Alliance et ouvrant le Christianisme primitif à tous les hommes. Le passé est révolu et le futur est éclairé de la nouvelle lumière de Jésus Christ.

Enfin Jésus avant de quitter ses Apôtres leur communique son autorité et les investit de leur mission par ces solennelles paroles : « Allez enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit qui sont trois en UN. »

Pour terminer mon propos, et je parle en mon nom mais aussi en celui de vos Chefs d' Ordre, tous les Frères ici en ce jour, sont les enfants de Marie et les frères du Christ, et nos cœurs et nos esprits sont sensibles à vous voir progresser, écouter, travailler à la haute et sainte doctrine et combien nous vous aimons en modestie et humilité mais profondément, soyez en assurés. Combien la Charité est Amour pour chacun d'entre vous et combine nous espérons et prions pour vous.

Et plus vous vous inscrirez dans ce chemin vertueux avec la MODESTIE chevillée à votre Âme, dans l'humilité de tout Frère Chrétien et Rectifié, plus nous vous aiderons progressivement à vous élever dans l'amour du Christ Réparateur. Voilà ce que je voulais partager avec vous mes BAFS dans la quiétude de notre engagement maçonnique rectifié.

Alors formons-nous donc une sainte retraite au milieu des atmosphères corrompues dont nous sommes environnés. Soyons -y comme le passereau solitaire sur le toit et que nos lamentations mêmes soient perpétuellement tempérées par l'Espérance et par une sécurité inébranlable. Si nous sommes les enfants de notre Dieu, soyez certains qu'il ne nous perd jamais de vue. Les suspensions et les langueurs doivent entrer aussi bien que les jouissances, dans les plans qu'il a formé pour nous et nous devons être surs qu'il s'occupe assez soigneusement de nous, pour que nous le regardions toujours comme notre père, alors que nous nous trouvons loin de lui. (Le Nouvel Homme &35)

Mes Biens Aimés Frères, recevez cette Prière en votre cœur : « Je me suis levé avant le jour pour offrir mes vœux à l'Éternel. J'ai pris ce moment paisible où les hommes, livrés au sommeil, y semblent ensevelis comme dans le tombeau, pour y ressusciter leur pensée. Ce moment est le plus avantageux pour la prière et pour s'unir à la vérité. L'atmosphère n'est point agitée par les vaines paroles des hommes, ni par leurs fertiles ou vicieuses occupations. Mortels, n'est-ce que dans le silence de votre pensée que peut se trouver la paix de la nature ? Dieu suprême, pourquoi laisses-tu plus longtemps dans cette terre fangeuse celui qui t'aime, qui te cherche et dont l'âme a goûté ta vie ! » (L.-C. de Saint-Martin, « Esprit de Saint-Martin », 165 [§196, v.1-4]).